Hymne à la liberté « Jonathan Livingston le goéland » de Richard Bach

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« Jonathan Livingston le goéland » de Richard Bach

Ce roman initiatique paru en version anglaise en 1970, fut traduit en français par Pierre Clostermann en 1973 aux éditions Flammarion. On peut aussi le trouver en format poche aux éditions J’ai Lu.

Véritable conte métaphorique et initiatique, ce joli récit fait l’apologie de la liberté et  du dépassement de soi pour atteindre la voie de l’épanouissement et du bonheur. Il est  souvent recommandé par les formateurs en développement personnel.

L’histoire nous parle d’un goéland qui se différencie de sa communauté parce qu’il a envie d’améliorer ses capacités de vol, alors que ses congénères utilisent uniquement leurs ailes dans le but de se nourrir. Son attitude scandalise et l’exclut de son clan, mais cela lui donnera l’occasion de découvrir d’autres horizons et de faire de nouvelles rencontres qui lui permettront d’aller au bout de ses passions et de son être.

La sagesse qui émane de ce petit roman nous interpelle…

Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c’est simplement d’être soi-même parfait

Il parla de choses fort simples, disant qu’il appartenait à un goéland de voler, que la liberté est dans la nature même de son être, que tout ce qui entrave cette liberté doit être rejeté, qu’il s’agisse d’un rite, d’une superstition ou d’un quelconque interdit.

« Votre corps, d’une extrémité d’aile à l’autre, disait parfois Jonathan, n’existe que dans votre pensée, qui lui donne une forme palpable. Brisez les chaînes de vos pensées et vous briserez aussi les chaînes qui retiennent votre corps prisonnier…”

Jonathan le Goéland comprit que l’ennui, la peur et la colère sont les raisons pour lesquelles la vie des goélands est si brève et, comme il les avait chassés de ses pensées, il vivait pleinement une existence prolongée et belle.

Il faut t’efforcer de voir le Goéland véritable – celui qui est bon – en chacun de tes semblables et l’aider à le découvrir en lui-même. C’est là ce que j’entends par amour.

Voici un lien pour illustrer en musique et en vidéo ce conte qui est devenu un classique du genre :

▶ Neil Diamond – Jonathan Livingston Goeland – Vidéo Dailymotion.

 

Pour marquer ce début de septembre, et donc cette nouvelle année scolaire 2014-2015, je me suis lancé un nouveau défi : écrire une fois par mois une chronique d’une oeuvre littéraire dite « classique » qui aurait des qualités  » bienfaisantes »… ceci pour répondre à certaines demandes en ce sens…

Le goéland de Richard Bach inaugure donc les débuts de ce nouveau défi….

Chers lecteurs ou lectrices de ce blog, si vous avez des témoignages de classiques littéraires bienfaisants, n’hésitez pas à m’en faire part !

 

 

Se rafraîchir en lisant

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« L’Echappée belle » de Anna Gavalda

Editions Le Dilettante, 2009

Un livre comme une bouffée d’oxygène, ça existe !

Il fait actuellement chaud, très chaud dans beaucoup de pays, même dans ceux qui n’y sont pas spécialement habitués, comme la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, le nord de la France…

Au risque de fondre sur place, mieux vaut se réfugier dans un coin à l’ombre, avec un ventilateur et une bouteille d’eau… sans bouger … en lisant pour s’évader au loin…. Mais que lire ? … si possible une lecture rafraîchissante bien sûr !

Je me souviens de la lecture d’un roman-nouvelle d’Anna Gavalda que je considérais à l’époque comme une véritable bouffée d’oxygène, « L’Echappée belle » . Ce roman fut ré-édité chez Le Dilettante en 2009 alors qu’il était issu d’une première écriture en 2001 récompensant les adhérents de France Loisirs.

De quoi parle-t-on dans ce roman ?

« L’Echappée belle » comme son titre l’indique raconte l’escapade d’une fratrie de quatre trentenaires qui s’offrent le luxe de quitter durant quelques heures leur vie d’adulte cabossée pour retrouver l’insouciance de leurs jeunes années. Sur le point d’assister à un mariage de famille, l’aîné et ses deux sœurs décident de planter là soucis personnels, belle-sœur acariâtre, cousins et cousines pour rejoindre le petit dernier de la fratrie, resté comme guide saisonnier dans un château en pleine campagne.

Avec cette acuité qui la caractérise, Anna Gavalda décrit les mimiques, névroses et petits gestes anodins par le biais des pensées parfois mesquines, mais toujours sincères de sa narratrice, la sœur cadette de la fratrie. Cette dernière passe une bonne partie du livre à se déchaîner pour notre grand plaisir sur sa belle-sœur « chieuse » et trop rigide à son goût. Et de constater gaiement après le départ de celle-ci que « l’ambiance était revenue. Nous avions réussi à éjecter l’alien hors du vaisseau spatial ». Restera alors à goûter pleinement à la petite virée bucolique entre frères et sœurs sur fond musical permanent teinté de nostalgie.

Qu’il est bon d’adhérer pendant le temps que durera la lecture de ce court roman aux points de vue  « bobos » de ces quatre faux jeunes en manque d’insouciance, qui se démènent chacun à leur manière dans leurs relations amoureuses respectives, et qui sont pourtant tellement ordinaires. Mais aussi qu’il est bon de survoler l’ordinaire qui nous emprisonne tous grâce à cette échappée légère et distrayante à souhait !

Pourquoi ce livre rafraîchit-il ?

On a comparé ce petit roman à une bulle de savon, un bonbon ou une pâtisserie à déguster et c’est vraiment le sentiment qui nous envahit à la lecture de ce texte drôle et spontané qui apporte avec lui une bouffée d’oxygène coquine dans un quotidien stressant où fraîcheur et franchise n’ont pas toujours la cote.

Sur le portail lexical du CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales), le terme « rafraîchir » renvoie à de nombreuses utilisations que ce soit au sens propre ou figuré. Etonnamment, les trois premiers synonymes les plus courants de « rafraîchir » sont « ranimer », « réconforter » et « réparer ».

Si la glace et l’eau froide nous rafraîchissent parce qu’elles contribuent à descendre la température de notre corps ou à apaiser notre soif, une oeuvre littéraire peut nous rafraîchir également en calmant notre inquiétude, en nous revigorant. A ce propos, je reprends ici la citation de Flaubert mentionnée dans l’article du CNRTL : Des œuvres comme Ruy-Blas vous rafraîchissent le sang! Cela vous sort de la crasse littéraire qui nous entoure (Flaub.Corresp.,1879, p. 252).

La lecture de certains livres convie une impression de fraîcheur, de jeunesse ou de pureté. Elle peut rafraîchir notre coeur ou notre âme. Elle peut aussi rafraîchir notre mémoire en évoquant des souvenirs similaires et communs au narrateur et au lecteur.

D’autres oeuvres rafraîchissantes ?

Il en existe beaucoup, et comme toujours, un livre rafraîchissant pour un lecteur ne le sera pas automatiquement pour un autre. Tout dépend de la fraîcheur recherchée.

Si celle-ci est synonyme d’évasion et de légèreté, il ne faut pas hésiter à se plonger dans des romans « feel good » dont les couvertures, à elles seules, donnent une impression de fraîcheur avec leurs couleurs vives et pétillantes et leurs joyeux dessins. Si le récit est bien ficelé, l’histoire revigore l’esprit par la même occasion et lui donne des clefs pour remettre à neuf sa propre vie, voire pour la « rafraîchir ».

Si la fraîcheur signifie pour vous une prise de distance avec le quotidien rébarbatif ou la vie terrestre tellement « normale », alors pourquoi ne pas opter pour des romans fantaisistes, voire des romans de science-fiction ?

Lorsque la distance implique de trouver des réponses à de grosses questions existentielles, vous aurez le choix parmi de nombreux ouvrages en tous genres. Il vous suffit de déceler le sujet qui éveille votre intérêt ou vous pose problème et de rechercher les histoires qui traitent de celui-ci. Penchez-vous alors plutôt sur les récits dont les protagonistes font montre de quelque chose qui vous ressemble ou vous interpelle, ceci afin de pouvoir vous identifier plus facilement à eux et de comprendre au mieux leur cheminement.

Maintenant si vous avez réellement besoin d’une fraîcheur physique – comme c’est sans nul doute le cas ces derniers jours, je vous recommande le roman initiatique de Richard Bach, « Jonathan Livingston le goéland » , traduit par Pierre Clostermann et incluant des photographies de Russell Munson. Rien que la vision de cette couleur bleue fait rêver et nous apporte un peu de fraîcheur… Vous trouverez une petite chronique au sujet de ce roman en cliquant ici.

Par contre, si vraiment vous voulez vous enfoncer dans les tréfonds de la canicule estivale et ressentir les délires de la sécheresse qui accablent une communauté rurale du sud-est de l’Australie, n’hésitez pas à vous immerger dans l’excellent roman de Jane Harper « Canicule », qui fut traduit en français par Renaud Bombard et remporta le Prix des Lecteurs du Livre de poche en 2018 dans la catégorie des polars.

Parfois cela fait du bien de savoir que nous ne sommes pas les seuls à souffrir de la chaleur…

Dernières recommandations

Il me reste à vous souhaiter de bonnes lectures et à vous recommander de vous hydrater en suffisance en cette période de canicule.

Si vous en avez l’occasion, plongez dans un bain d’eau rafraîchissante tout en vous plongeant dans une histoire tout aussi rafraîchissante !!!

 

Romans à EVITER ? durant la période estivale

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Profitons de l’été pour lire, mais ne limitons pas cette période de repos à des lectures sans intérêt sous prétexte que nous avons besoin de ménager notre cerveau et notre capacité de réflexion.

Malgré tout, si tel est votre souhait, un conseil :  il vous faudra EVITER  les grands classiques et autres récits suivants :

 

Le volumineux roman de

Gabriel Garcia Marquez « Cent ans de solitude »

qui retrace les péripéties de toute une famille sur sept générations alors qu’elle est frappée par une malédiction qui la condamne à cent ans de solitude

 

Le ténébreux roman de

Albert Camus « La Peste » ,

récit chronologique de l’épidémie qui frappa la ville d’Oran en Algérie à la veille de la seconde guerre mondiale. L’homme prend conscience de sa finitude, en fait le deuil, mais se bat malgré tout pour le bien de l’humanité.

La célèbre histoire de

« Madame Bovary » de Gustave Flaubert 

mettant en scène les insatisfactions amoureuses de la protagoniste friande de romans à l’eau de rose.

 

Le sentiment d’injustice qui prévaut dans le roman de

Gilbert Cesbron « Une abeille contre la vitre »

et qui isole plus sûrement la protagoniste que la disgrâce physique qui en est la cause. Le roman transmet toutefois une note d’espoir…

 

Plus récent, le beau et sombre roman de

Joyce Carol Oates « Mudwoman »

qui évoque le thème de l’adoption et des relations familiales chaotiques

 

Le sordide récit

« Le Parfum » de Patrick Süskind

qui parle d’un homme physiquement différent des autres, une différence qui l’a isolé et lui a conféré un côté monstrueux.

 

Le récit original de

Isabelle Rivoal « Grosse »

où la différence physique est également source de souffrance physique

La nouvelle emblématique

« Le silence de la mer » de Vercors

qui témoigne que la différence peut être culturelle, et n’en reste pas moins source de maladresse, conflit et isolement

Le roman

« L’intensité secrète de la vie quotidienne » de William Nicholson

qui évoque les frustrations et le mal-être au quotidien d’une douzaine de personnages de la classe moyenne.

Le court roman

« Le vieil homme et la mer » de Ernest Hemingway

qui fait l’apologie du dépassement de soi lorsque la vieillesse devient un obstacle

 

Le récit initiatique bienfaisant de

Richard Bach « Jonathan Livingston le goéland » 

qui fait également l’apologie du dépassement de soi et de la liberté

 

Finalement, un roman que je viens de terminer, un grand classique que je n’avais jamais eu l’occasion de lire et qui a profondément marqué mon esprit. Ce roman permet à tous de relativiser soucis et difficultés (je vous en parlerai dans une prochaine chronique) :

« Si c’est un homme » où Primo Levi

raconte son expérience dans le camp d’extermination d’Auschwitz

 

Vous l’aurez compris : ces douze romans, je vous en recommande vivement leur lecture ou relecture, parce que, à l’exception de l’un ou l’autre ouvrage plus récent, ils font partie des grands classiques de notre patrimoine culturel littéraire et ont marqué les époques. Leur caractère bienfaisant est avéré par leur qualité littéraire intrinsèque, ainsi que par leur contenu qui soulève nombre de questions et réflexions.

Pensez cet été à revisiter ces beaux classiques….

 

 

Sélection de romans bienfaisants pour l’été

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 Livresbienfete2016

Voici ma sélection de 12 romans bienfaisants pour vous permettre de passer un agréable été !

Pour chaque thématique, j’ai choisi un livre approprié à la période estivale qui se veut légère et divertissante

  1. Solitude : Si vous souhaitez considérer la solitude avec humour et lucidité, je vous recommande « Eleanor Rigby » de Douglas Coupland  en vous invitant à parcourir la chronique (2011) pour des informations complémentaires
  2. Deuil: Je vous recommande « La délicatesse » de David Foenkinos  , une histoire douce amère et agréable à lire pour faire face aux douleurs du deuil et remonter la pente de l’espoir (cfr petite chronique de 2012)
  3. Déception sentimentale: Je reste persuadée que le grand roman « Mange, prie, aime » de Elizabeth Gilbert  sera une source d’apaisement, d’évasion et de dépaysement bienvenus pour celles et ceux qui subissent une peine de coeur (cfr chronique de 2012).
  4. Sentiment d’injustice: Un livre d’une romancière dont j’apprécie le style et le surréalisme vous parle de son histoire personnelle dans le milieu du travail : « Stupeur et tremblements » de Amélie Nothombrelativisera le sentiment d’injustice subi. (cfr petite chronique de 2012).
  5. Relations familiales chaotiques : Dans ce contexte, je privilégie un roman qui tient en haleine et vous permet de passer un agréable moment de détente tout en mettant l’accent sur la thématique des conflits familiaux. Il s’agit de « Le Livre des Baltimore » de Joël Dicker », dont la chronique a été rédigée en avril 2016.
  6. Différence physique : véritable hymne à l’amour et à la différence, « L’art d’écouter les battements de coeur » de Jan-Philipp Sendker        vous mettra du baume au coeur et vous encouragera à surpasser les difficultés de vos différences physiques (cfr chronique de 2015)
  7. Différence sociale : Nous ne sommes pas tous pareils, nous ne sommes pas tous guidés par le succès, la gloire,  le stress. Lisez « Quelque chose en lui de Bartleby » de Philippe Delerm  et vous apprécierez une vision différente de la place que l’on peut espérer en société (cfr chronique de 2014).
  8. Différence culturelle : Le problème est plus que d’actualité. Alors pourquoi ne pas le soulever sous un angle particulier et humoristique ? Avec « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire ikea » de Romain Puertolas vous ne regretterez pas le détour, car les vacances incitent à un ton plus léger même lorsque de graves sujets sont abordés (cfr chronique de 2013).
  9. Souffrance physique : Une belle histoire sur le thème de la maladie de la peste au 20ème siècle :« L’île des oubliés » de Victoria Hislop est un roman agréable à lire et qui tient en haleine tout en pointant le doigt sur une souffrance physique méconnue, mais bien réelle, et ceci même au 20ème siècle. (cfr chronique de 2013)
  10. Souffrance mentale : Un roman bienfaisant dont la lecture est à la portée de tous et qui est souvent plébiscité : « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle (cfr petite chronique de 2012)
  11. Prendre de l’âge : Restons dans l’humour avec cet opus qui remet à l’honneur les seniors et leur formidable capacité d’adaptation : « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson (cfr chronique de 2012)
  12. Roman initiatique bienfaisant : Citons ici un conte métaphorique qui met en valeur les qualités de dépassement de soi : « Jonathan Livingston le goéland » de Richard Bach           vous aidera à survoler vos soucis et sombres pensées… (cfr chronique de 2014)

 

BONNE LECTURE ET BONNES VACANCES !

Livre-réconfort sur le cancer du sein « La mélodie des jours » de Lorraine Fouchet

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« La mélodie des jours »

de Lorraine Fouchet

Jolie fromagère approchant la trentaine, Lucie vit seule avec sa fille en Provence. Lorsqu’elle apprend qu’elle a le cancer du sein, sa vie bascule…  En plus de l’énorme angoisse de laisser sa fille de 11 ans seule sur terre se succèdent les déboires de l’analyse et du traitement du cancer, les salles d’attente remplies d’autres malades, l’opération, les rayons…

Afin de partager ses inquiétudes, Lucie s’inscrit via internet sur le « site des voisins » et se confie à des inconnus qui, comme elle, tentent d’obtenir un peu de réconfort dans l’anonymat d’un voisinage pourtant bien présent. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance d’un certain Charlie qui lui remonte le moral en lui recommandant notamment d’écouter certaines musiques classiques…

« Il se passe quelque chose, la musique est plus forte que ma peine, elle m’entraîne, elle me roule, elle m’anéantit puis me sauve, elle me transporte dans une autre dimension où il n’y a plus ni cancer, ni angoisse, ni mort. Cette nuit, Mozart a écrit pour moi.« 

Pourtant ce Charlie bienveillant et plein d’empathie s’avère assez déroutant…

Lucie fera d’autres belles rencontres : la vietnamienne Maïli qui recherche désespérément du travail, Darius, un chirurgien iranien qui souhaiterait exercer son métier en France, ainsi qu’une vieille dame, Alberte, enseignante à la retraite et originaire de Corse qui lui dira à propos de son cancer :

« On vit beaucoup mieux après… Quand le temps aura passé, vous regarderez cette terrible épreuve comme un coup de poignard dans le contrat de la joie. ».

Léa, la fille de Lucie, également inscrite sur le « site des voisins », s’est liée d’amitié avec Seb, dont les parents adoptifs sont en train de se séparer et qui souffre du rhume de hanche.

La découverte du roman Jonathan Livingston le Goéland donne lieu à une conversation sur la liberté de l’imagination entre Lucie et sa fille Léa :

« — On peut pas voler, puisqu’on n’a pas d’ailes !

— Bien sûr que si, par la pensée, la lecture, la musique, la peinture, la photo. Notre corps a des contraintes physiques mais notre imagination n’est restreinte par rien. »

Nous suivons avec beaucoup de tendresse, à travers le prisme de Lucie et de deux ou trois autres protagonistes, les petites histoires des uns et des autres. Il en ressort beaucoup d’humanité, énormément de partage et de générosité dans les échanges entre personnes en quête de compréhension et d’amitié. Sur le « site des voisins », chacun se livre dans l’anonymat sous un pseudonyme, mais le désir de créer des liens véritables est bien présent.

Roman bienfaisant ?

Lorraine Fouchet, médecin et romancière, a écrit cette histoire pour redonner du courage à une amie frappée par le cancer du sein.

Regorgeant d’optimisme et de bons sentiments, ce récit évoque aussi dans les détails le combat au quotidien des femmes qui souffrent de cette maladie. Mais il parle également d’entraide, d’amitié, d’amour, ainsi que d’un moyen moderne pour favoriser les rencontres, le fameux « site des voisins », que l’auteur nous invite à découvrir pour illustrer son roman : www.sitedesvoisins.fr

Et si  l’écoute de la lecture de ce roman vous tente, il vous sera possible d’apprécier en direct les morceaux de musique choisis et recommandés par Charlie….

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** RECITS INITIATIQUES BIENFAISANTS

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Je me rends compte de plus en plus que certains romans cités sur ce blog font partie de la catégorie des « RECITS INITIATIQUES »

Il s’agit de récits où le protagoniste apprend au fil des aventures les évidences essentielles de la vie. Il est souvent jeune et conseillé ou accompagné par un personnage qu’on pourrait qualifier de sage.

Je vais mentionner ci-après les récits initiatiques qui font partie de cette catégorie et qui me semblent particulièrement intéressants dans le cadre de la bibliothérapie:

Frédéric Lenoir « L’Âme du monde »

Laurent Gounelle « L’homme qui voulait être heureux »

Bonnie Jo Campbell « Il était une rivière »

Richard Bach « Jonathan Livingston le goéland »

Frédéric Lenoir « Coeur de cristal »

Frank Andriat « Jolie libraire dans la lumière » et « La forêt plénitude »

Stéphanie Zeitoun « Le Bruissement de l’aile du papillon »