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« Ne changez pas son nom. Il est le dernier des nôtres »

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« Le dernier des nôtres »

de Adélaïde de Clermont-Tonnerre

 

Editions Grasset (2016) – Grand Prix du roman de l’Académie française 2016
Le Livre de Poche (2017) – Audiolib (2017)

 

Ce très beau roman se déroule sur deux époques et dans deux lieux différents.

Le premier récit commence à Manhattan au début des années 70, lorsqu’un jeune homme, Werner, tombe amoureux d’une jeune femme belle, riche et énigmatique;

Le second récit a lieu à Dresde à la fin de la guerre lorsque sous les bombardements, une femme meurt en accouchant d’un bébé dans d’atroces souffrances.

Bien entendu, les deux récits ont un dénominateur commun, il s’agit du « dernier des nôtres« , et le lecteur découvrira petit à petit les liens qui sous-tendent ces deux intrigues, en particulier lorsque le passé méconnu des origines de Werner fera surface d’une façon tout à fait inattendue.

Sous les traits d’une oeuvre romantique à suspense, l’auteur nous plonge dans les méandres de la grande Histoire en évoquant les tragédies et les horreurs de la seconde guerre mondiale. Elle revient sur les conséquences de ces drames sur le long terme, notamment au sein des familles concernées.

Le thème de la culpabilité familiale est au coeur de la narration et noue en quelque sorte les deux intrigues.

Dans l’interview de la version Audiolib du roman, l’auteur Adélaïde de Clermont-Tonnerre s’interroge « Est-on coupable des actes de nos parents ? ». La réponse ne semble pas si évidente, et la façon dont nous agissons est parfois, bien malgré nous, imprégnée du passé de nos aïeux.

Et c’est en raison de ce poids de culpabilité familiale que les deux jeunes protagonistes affronteront les affres d’un amour très contrarié.

Roman bienfaisant ?

Il s’agit d’abord d’un superbe moment d’évasion, écrit, comme le souhaitait l’auteur, avec une plume fluide et captivante.

Dans ce sens, le roman  est déjà bienfaisant puisqu’il permet d’oublier ses soucis personnels.

Mais cette histoire ouvre également la réflexion sur les liens qui se tissent entre le passé, le présent et le futur et sur le besoin de chacun de découvrir ses origines pour mieux se connaître.

Notons aussi qu’au-delà de la tragédie et des péripéties des protagonistes, certaines lueurs d’espoir restent en veille, et tout particulièrement la puissance des liens d’amitié qui facilite l’affrontement avec le sort funeste. 

Roman bonbon pour moi, je vous le recommande et vous promet un excellent moment de lecture !

 

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