Archives de Catégorie: Récits initiatiques bienfaisants

Lorsqu’un protagoniste apprend au travers de ses aventures et de ses rencontres les évidences essentielles de la vie

Des récits lumineux à prescrire d’urgence

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Jolie libraire dans la lumière

Editions Desclée de Brouwer (2012)

La forêt plénitude

Editions Mijade (2013)

Frank Andriat

Ces deux romans de Frank Andriat soulignent l’influence que peut exercer la lecture sur l’existence d’une personne.

Dans « Jolie libraire dans la lumière » , une jeune libraire tombe par hasard sur un roman relatant dans le détail un événement qui a profondément et douloureusement marqué sa propre histoire personnelle.

« Il lui avait toujours semblé si étrange que, dans un livre, on pût se retrouver, comme en un  miroir déformant, mais aussi révélateur de ce que, de soi, on préfère ignorer ».

Dans « La forêt plénitude »  , une jeune fille de 18 ans reçoit pour son anniversaire un livre qui la bouleverse et lui donne des ailes pour quitter ses proches et vivre seule durant un laps de temps en harmonie avec la nature afin de retrouver de véritables sensations de « plénitude » .

« Un livre, ça peut être tout ou presque rien. Un coup de vent dans la forêt du songe, un tremblement dans notre vie réelle. Il peut modifier la lumière de notre quotidien, la rendre soudain plus vive ou plus ténue. On continue de respirer comme avant et, pourtant, au coeur de nous, une graine pousse, inattendue ».

La puissance de la littérature sur nos vies constitue le fil conducteur de ces deux narrations rédigées d’une plume vraiment agréable à suivre. Le lecteur se retrouve vite plongé dans l’atmosphère enchanteresse de ces deux récits qui ne manquent pas de suspense.

 

Romans bienfaisants ? 

En mettant en lumière la magie de la lecture, Frank Andriat montre combien il peut être vital de faire de temps en temps une pause pour se retrouver et « se réfléchir ».  Le fait de lire contribue à cette retraite, car cela implique d’arrêter le temps pour retrouver une certaine intériorité et s’ouvrir à celle d’autrui, en l’occurrence celle proposée par l’auteur.

Un tel acte permet ensuite de reprendre le cours de son existence avec un nouvel entrain et une autre façon d’appréhender les choses.

Pour la « Jolie libraire dans la lumière » , un livre fait éclater les peaux mortes d’un tragédie refoulée. Et c’est grâce à un livre que la protagoniste de « La forêt plénitude » souhaite se réfugier dans une retraite qui lui apportera son lot de réponses inattendues.

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’auteur belge Frank Andriat. Il a écrit de nombreux romans pour adultes et adolescents. Ses écrits, que je qualifierais de lumineux, décortiquent les sentiments humains et permettent au lecteur de s’y retrouver comme dans un miroir. Les options proposées apportent réconfort et bien-être à l’âme.

Le roman qu’il a récemment publié, « Le bonheur est une valise légère » , fera certainement l’objet d’une prochaine chronique sur ce blog.

 

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Ces contes qui donnent du baume au coeur

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« Coeur de Cristal » de Frédéric Lenoir

chez Robert Laffont (2014), mais aussi en version audio chez Audiolib (2014)

 

Voici un conte initiatique bienfaisant facile à lire et susceptible de plaire aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

Truffé de belles citations, le conte relate l’histoire d’un prince dont le coeur est recouvert d’une gangue de cristal qui l’empêche d’aimer. Alors qu’il est en âge de se marier et de succéder à son père, aucune femme ne lui inspire l’amour nécessaire. Il décide alors de parcourir le monde pour trouver celle qui peut briser le maléfice dont il est victime.

« L’amour est le parfum et la saveur de la vie. « 

« On ne peut donner que ce que l’on possède : celui qui ne s’aime pas ne saura jamais aimer.« 

« Lorsque ton cœur est inquiet, cesse d’imaginer le pire, car tu risques de le provoquer par la force de tes pensées. Songe au contraire que tout est pour le mieux et tu convoqueras le sort en ta faveur.« 

« Dans toute confrontation, c’est par la peur que nous sommes vulnérables.« 

« Ne donne à personne le pouvoir de te rendre heureux ou malheureux. » etc.

Roman bienfaisant ?

Il est toujours bon d’entendre ou de ré-entendre des principes de sagesse universelle. Cela permet de remettre  les choses à leur place et de reconsidérer son point de vue souvent faussé par les émotions.

Cette oeuvre n’a pas d’autre prétention que d’être un conte initiatique regorgeant de bons principes, mais elle contient suffisamment de suspense pour que tout un chacun y trouve son plaisir.

Je vous invite à écouter ci-après l’interview de l’auteur, Frédéric Lenoir.

Hymne à la liberté « Jonathan Livingston le goéland » de Richard Bach

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« Jonathan Livingston le goéland » de Richard Bach

Ce roman initiatique paru en version anglaise en 1970, fut traduit en français par Pierre Clostermann en 1973 aux éditions Flammarion. On peut aussi le trouver en format poche aux éditions J’ai Lu.

Véritable conte métaphorique et initiatique, ce joli récit fait l’apologie de la liberté et  du dépassement de soi pour atteindre la voie de l’épanouissement et du bonheur. Il est  souvent recommandé par les formateurs en développement personnel.

L’histoire nous parle d’un goéland qui se différencie de sa communauté parce qu’il a envie d’améliorer ses capacités de vol, alors que ses congénères utilisent uniquement leurs ailes dans le but de se nourrir. Son attitude scandalise et l’exclut de son clan, mais cela lui donnera l’occasion de découvrir d’autres horizons et de faire de nouvelles rencontres qui lui permettront d’aller au bout de ses passions et de son être.

La sagesse qui émane de ce petit roman nous interpelle…

Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c’est simplement d’être soi-même parfait

Il parla de choses fort simples, disant qu’il appartenait à un goéland de voler, que la liberté est dans la nature même de son être, que tout ce qui entrave cette liberté doit être rejeté, qu’il s’agisse d’un rite, d’une superstition ou d’un quelconque interdit.

« Votre corps, d’une extrémité d’aile à l’autre, disait parfois Jonathan, n’existe que dans votre pensée, qui lui donne une forme palpable. Brisez les chaînes de vos pensées et vous briserez aussi les chaînes qui retiennent votre corps prisonnier…”

Jonathan le Goéland comprit que l’ennui, la peur et la colère sont les raisons pour lesquelles la vie des goélands est si brève et, comme il les avait chassés de ses pensées, il vivait pleinement une existence prolongée et belle.

Il faut t’efforcer de voir le Goéland véritable – celui qui est bon – en chacun de tes semblables et l’aider à le découvrir en lui-même. C’est là ce que j’entends par amour.

Voici un lien pour illustrer en musique et en vidéo ce conte qui est devenu un classique du genre :

▶ Neil Diamond – Jonathan Livingston Goeland – Vidéo Dailymotion.

 

Pour marquer ce début de septembre, et donc cette nouvelle année scolaire 2014-2015, je me suis lancé un nouveau défi : écrire une fois par mois une chronique d’une oeuvre littéraire dite « classique » qui aurait des qualités  » bienfaisantes »… ceci pour répondre à certaines demandes en ce sens…

Le goéland de Richard Bach inaugure donc les débuts de ce nouveau défi….

Chers lecteurs ou lectrices de ce blog, si vous avez des témoignages de classiques littéraires bienfaisants, n’hésitez pas à m’en faire part !

 

 

Récit initiatique : « Il était une rivière » de Bonnie Jo Campbell

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« Il était une rivière » de Bonnie Jo Campbell,

dont la traduction fut publiée chez JC Lattès en 2013, et qui est désormais également disponible aux éditions Le Livre de Poche. Ce roman fait partie de la sélection du Prix des Lecteurs pour le mois de juillet 2014.

Véritable hymne bucolique, le fil rouge de ce récit est la rivière Stark, affluent de la Kalamazoo dans le Michigan, aux abords de laquelle se situe une cité ouvrière où Margo Crane a vécu toute son enfance. Lorsque sa mère les abandonne elle et son père, lorsque son père décède brutalement quelques années plus tard, elle n’a que seize ans et doit se débrouiller pour survivre seule face à un entourage humain souvent hostile. Grâce à son don pour le tir, aux enseignements de feu son grand-père braconnier et à sa passion pour la rivière, elle fait des rencontres, noue des liens, expérimente le pire et le meilleur tirant profit de la nature qui l’entoure. Le seul modèle auquel elle aspire est celui d’Annie Oakley, femme légendaire de l’ouest américain.

Les protagonistes qui entrent dans sa vie au fil de l’histoire lui ouvrent des regards différents sur la vie et façonnent sa personnalité. Paradoxalement, ses silences et son attitude taciturne les incitent tous à parler. Ils se livrent à cette fille originale qui aspire plus que tout à la liberté.

« Crane voulait qu’elle s’exprime davantage, mais le silence et la tranquillité de l’année passée avaient éveillé en elle un désir de plus de silence et de tranquillité encore, et Margo ne pouvait affirmer que cela aurait une fin. Le silence lui permettait de réfléchir…Le silence lui rappelait les soupirs de sa mère…. Margo ne savait pas si elle pourrait aller de l’avant alors que le passé ne cessait jamais de se rappeler à elle. »

« Sans le regarder elle but son café et caressa la tête de Martin. Le silence dans la pièce devint pesant et Margo le laissa grandir. Le silence, c’était un jeu qu’elle connaissait. »

Bien que certaines scènes ne soient pas exemptes de violence – cette violence brute propre à la nature et à l’homme  – l’écriture laisse un arrière-goût apaisant, ponctué par les murmures de l’eau et le bruissement des animaux qui vivent près la rivière.

Récit initiatique  bienfaisant dans le sens où il incite le lecteur à découvrir une façon de vivre libre, proche de la nature et sans aucune contrainte sociale, une façon de vivre qui peut sembler attirante, mais où le prix à payer est élevé, car il oblige à vivre en solitaire. Or le contact avec autrui, tout difficile et compliqué soit-il, reste néanmoins un besoin fondamental, souvent plus précieux que la liberté.

« Elle pensa au chasseur indien. Il vivait seul, mais sa famille attendait son retour. Nul n’attendait Margo. Margo s’était laissée devenir une personne coupée de tout lien avec les autres… »

 

 

 

Récit initiatique bienfaisant : « L’Âme du monde » de Frédéric Lenoir

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« L’Âme du monde » de Frédéric Lenoir, paru aux éditions NiL, mais également en version Audiolib 2012 lu par Odile Cohen.

J’ai écouté ce récit dans ma voiture au fil des allers et retours à mon travail. Les contrariétés et les soucis d’une journée disparaissent vite lorsqu’on se laisse bercer par toute la sagesse qui ressort de cette histoire.

Le roman débute par un appel mystérieux lancé à sept sages issus de diverses traditions et croyances. Tous pressentent qu’il faut répondre à cet appel pour éviter un cataclysme et ils se rendent dans un monastère tibétain perdu au coeur de la montagne. Bientôt leur apparaît clairement le sens de leur mission : transmettre les clefs de la sagesse universelle à Tenzin, le jeune moine élu du monastère, ainsi qu’à la jeune Natina qui a accompagné sa mère dans cette aventure.

En faisant abstraction des dogmes et des divergences culturelles qui cloisonnent leur croyance respective et qui peuvent conduire à l’intolérance, les sept sages ainsi que le lama tibétain du monastère tentent de retrouver ce qui constitue le message universel d’une vie spirituelle harmonieuse et de comprendre la force bienveillante qui gouverne le monde.

Alors que la première partie pose le cadre du récit et nous présente les  sages, la seconde partie se consacre à transmettre aux adolescents et aux lecteurs que nous sommes des évidences essentielles qui aident à bien vivre. Cette transmission se fait par le biais de contes et de citations.

Extrait : « Un sage prit la parole et dit : « Le regard que nous portons sur le monde n’est pas le monde lui-même, mais le monde tel que nous le percevons à travers le prisme de notre sensibilité, de nos émotions. Si le monde vous apparaît triste ou hostile, transformez votre regard et il vous apparaîtra autrement. C’est par un travail intérieur, psychologique et spirituel, que nous pouvons véritablement changer et faire évoluer notre perception du monde extérieur. »

L’auteur nous confie dans l’interview qui suit le roman qu’il s’est inspiré de légendes issues des quatre coins du monde tout en leur enlevant les caractéristiques qui les relient à une culture bien spécifique.

Vous pouvez écouter une interview en cliquant sur ce lien :

Frédéric Lenoir – Musique matin – 11/06/2012 – Vidéo Dailymotion.

Qu’il est bon d’écouter et de se pencher sur ces vérités universelles qui transparaissent dans chaque tradition humaine ! Frédéric Lenoir nous les rappelle par le biais d’une fiction agréable à lire ou à entendre selon les envies du moment….

 

Sur le MAL-ÊTRE « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle

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« L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle paru en 2008 aux éditions Anne Carrière, mais également en format poche aux éditions Pocket. Le titre dévoile déjà la quête du narrateur, en vacances à Bali et qui décide de se rendre par curiosité chez un sage indigène. Celui-ci lui dévoile petit à petit les méthodes pour parvenir à se libérer de ses inhibitions et à suivre le véritable chemin vers le bonheur, non pas celui qui semble tout tracé pour lui au départ, mais celui qui correspond à ses attentes les plus sincères et authentiques. Une des clés du bonheur est notamment d’avoir une image positive de soi, car c’est ainsi que l’on est perçu par les autres.  « On est ce que l’on croit » et il ne faut jamais se dénigrer, ni s’amoindrir selon les dires de cet ouvrage.

Mieux qu’un livre documentaire sur « Comment avoir confiance en soi », cet ouvrage se présente sous la forme d’un roman très agréable et facile à lire et qui ne laisse personne indifférent.

Il s’agit d’un ouvrage phare que vous retrouverez dans mon ouvrage