Archives de Catégorie: Thème de la VIEILLESSE

La vieillesse ne doit pas être ressentie comme une maladie, mais comme un âge différent avec ses avantages

Côtoyer la mort, tout en restant vivant et heureux …

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« Le reste de leur vie »

de Jean-Paul Didierlaurent

Editions Au Diable Vauvert (2016)

J’avais déjà beaucoup apprécié « Le Liseur du 6h27 » premier roman de cet auteur. C’est avec un plaisir renouvelé que j’ai retrouvé son talent de conteur lorsqu’il nous parle de la vie des petites gens et la parfume de senteurs particulières.

Dans « Le reste de leur vie« , le lecteur fait la connaissance d’Ambroise, qui exerce une profession méconnue et pourtant bien nécessaire, celle de thanatopracteur : il s’agit de la personne habilitée à remettre en forme l’apparence des défunts pour que la famille puisse en garder un bon souvenir. Ambroise vit avec sa grand-mère Beth, une femme diabétique et débordante de générosité.

Manelle de son côté est une aide à domicile qui  veille au bien-être des personnes âgées en soulageant leur quotidien. Le vieux Samuel, son préféré, vient d’être diagnostiqué d’un cancer au cerveau.

Le hasard va rapprocher ces quatre personnes dans un périple qui ….devrait finir comme pour tous les contes…

Dans la vidéo ci-après, Jean-Paul Didierlaurent nous relate la genèse de ce roman et comment il souhaite mettre en lumière des personnes qui font le bien autour d’elles en toute humilité.

 

Roman bienfaisant ?

Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire vivre une charmante histoire humaine avec ses drames et ses bonheurs.

Côté drames, nous retrouvons à travers le quotidien de Manelle les affres de la vieillesse, de la maladie, de la perte d’autonomie qui caractérisent les personnes dont elle s’occupe. Le quotidien d’Ambroise croise les personnes affectées par le deuil et la perte d’un être cher. Ces deux jeunes protagonistes mettent toute leur énergie au service des autres tout en côtoyant la mort et en négligeant leur propre existence .

L’histoire nous apprendra qu’il est possible de vivre heureux avec cette composante essentielle qui caractérise la vie et qui nous fait trembler d’angoisse, la mort. Le secret pour atteindre ce bonheur de vie au seuil de la mort n’est pourtant pas difficile à deviner, il suffit tout simplement d’aimer

 

 

 

 

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« Les vieux ne pleurent jamais » de Céline Curiol

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« Les vieux ne pleurent jamais » de Céline Curiol

Editions Actes Sud, janvier 2016

Retraitée et veuve, la septuagénaire Judith Hogen tombe par hasard sur une photo qui lui rappelle des liens familiaux  brisés voici plus de cinquante ans. A cette époque, elle avait quitté la France pour rejoindre et s’installer aux Etats-Unis d’Amérique.

Son désir de retourner sur sa terre natale et de retrouver un frère avec lequel elle a perdu tout contact prendra forme après un petit voyage organisé dans lequel l’entraîne Janet, une pimpante voisine de son âge .

La première partie du récit décrit l’excursion de personnes retraitées sous la tutelle d’une femme autoritaire plus jeune. Elle est relatée par la narratrice avec un réalisme attachant teinté d’humour ou d’ironie selon le cas. C’est l’occasion pour Judith de se poser des questions sur le statut et le regard porté par la société envers les personnes du troisième âge …

« Etions-nous déjà devenus gâteux pour que l’on nous infantilise ou était-ce le monde qui nous forçait, par sa mésestime, à nous comporter de la sorte ?« 

sur son apparence, sur ses relations avec autrui, sur la perspective de nouvelles rencontres amicales ou amoureuses…

« Nous n’avions plus assez de perspectives d’avenir, plus assez de temps justement, et avions perdu la conviction ingénue que toute nouvelle relation apporte son pesant de découvertes. … Au mieux pouvions-nous espérer devenir des connaissances, qui ne laisseraient qu’une vague trace dans nos mémoires. Dans ces conditions, valait-il vraiment la peine de se « mêler » à quiconque ?« 

La seconde partie du roman aborde le voyage de Judith en France où elle espère renouer un contact avec quelques personnes qui ont marqué sa jeunesse. Ce récit se termine sur l’explication des raisons pour lesquelles elle avait rompu de façon définitive tout contact familial à un certain moment de sa vie.

Roman bienfaisant ?

Il s’agit d’un ouvrage bienfaisant dans le sens où l’auteur aborde sans réserve le thème de la vieillesse dans notre société, la façon dont les personnes du troisième âge se perçoivent et sont perçues par la société.  Comme la narration est justement prêtée à une septuagénaire, le ton est intime et reflète les pensées, les émotions, les remords d’une femme qui se tient au crépuscule de sa vie et s’interroge sur la pertinence d’un avenir et la permanence des souvenirs et des liens qui unissent les êtres.

Pour finir, je vous livre ici un interview de l’auteur Céline Curiol au sujet de son roman :

 

 

SANTE MENTALE DEFAILLANTE ? « L’invité du soir » de Fiona McFarlane

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« L’invité du soir » de Fiona McFarlane

Ce roman fait partie de la sélection du Prix du Roman 2015 chez les éditions Points que je remercie de m’avoir désignée comme membre du jury cette année.

Ruth est une vieille dame veuve qui vit seule en bordure de la mer. La nuit, elle croit entendre un tigre dans son salon. Un jour  Frida se présente chez elle comme aide à domicile soi-disant envoyée par les services sociaux. Au fil des jours, nous apprenons à connaître ces deux femmes au travers de leurs attitudes, de leurs conversations, mais également à travers le prisme de l’esprit de Ruth.

L’auteur laisse sciemment planer des zones d’ombre et d’incohérence dans le récit et le lecteur s’interroge sur l’authenticité des événements racontés. Il se laisse manipulé comme Ruth, dont la santé mentale défaillante a du mal à définir la personnalité de Frida et à déceler ses intrigues.

Nous sommes ici en présence de deux femmes qui malgré tout s’apprécient mutuellement tout en partageant leur solitude et leur désarroi dans une sorte de tragédie oppressante.

Bravo à l’auteur Fiona McFarlane qui mène le lecteur en bateau et lui fait ressentir d’une certaine façon ce que peut éprouver une personne souffrant de déficience mentale.

Roman bienfaisant ?

L’issue  du récit n’est pas vraiment optimiste, il faut l’avouer. Malgré tout, l’auteur réussit le coup de force de partager le vécu et le ressenti d’une femme seule souffrant de déficience mentale. En décrivant la réalité à travers le prisme de cet esprit défaillant, nous pouvons nous imaginer la confusion qui s’installe au quotidien dans la vie des ces personnes âgées.

Par conséquent, le caractère bienfaisant de ce roman vient de l’empathie qu’il provoque certainement chez le lecteur.

« Le Vieil Homme et la Mer » de Ernest Hemingway

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« Le vieil homme et la mer » de Ernest Hemingway

Un court roman classique  pour illustrer le thème de la vieillesse, une ode initiatique où l’homme doit affronter les forces de la nature avec humilité. Bien que celles-ci se montrent plus fortes, le vieil homme gagne en dignité et en respect au vu de la condition humaine qu’il incarne.

Il s’agit du récit d’un pauvre et vieux pêcheur cubain, Santiago, qui ne parvient plus à ramener du poisson avec sa barque. Manolin, un jeune garçon, s’occupe de lui et continue de croire en la bonne étoile de celui qui lui a appris à pêcher. Un jour, Santiago attrape un énorme poisson qui l’entraîne au large sur son petit bateau. Pendant trois jours et deux nuits, Santiago, épuisé et affamé, suit le poisson et finit par le tuer. Après l’avoir attaché à son bateau, il repart vers la côte, mais les requins ont flairé la trace du sang qui s’échappe du cadavre de l’animal et  s’emparent petit à petit de sa chair ….

Ce roman est paru pour la première fois en 1952 sous le titre original anglais « The Old Man and the Sea ». Il a valu à son auteur Ernest Hemingway d’obtenir le prix Pulitzer en 1953 et le prix Nobel de littérature en 1954.

Un roman bienfaisant ? Bien sûr !

Ce récit fait l’apologie de la ténacité, du dépassement de soi, mais aussi de l’amitié, de la bienveillance à l’égard de la nature.

Il évoque bien sûr la vieillesse et la solitude qui l’accompagne.

On ne devrait jamais rester seul quand on est vieux, pensa-t-il. Mais c’est inévitable.

La vieillesse fait référence à la faiblesse humaine qui ne fait pas le poids devant le déchaînement des forces de la nature…

Tout en lui était vieux, sauf son regard, qui était gai et brave, et qui avait la couleur de la mer.

Mais le vieil homme fait preuve de courage et de dignité dans les difficultés, et en cela, il mérite tous les honneurs.

Mais l’homme n’est pas fait pour la défaite, dit-il. L’homme peut être détruit, mais pas vaincu.

En outre, il démontre beaucoup de sagesse, de bienveillance envers la nature.

Le poisson aussi est mon ami, dit-il tout haut.J’ai jamais vu un poisson pareil , j’ai jamais entendu parler d’un poisson comme ça, pourtant faut que je le tue. Heureusement qu’on n’est pas obligé de tuer les étoiles.

C’est un roman qui mérite qu’on le lise ou le relise parce qu’avec de simples mots, il décrit l’être humain et ce qu’il représente de plus beau, ce qui lui donne ses lettres de noblesse, à savoir sa capacité à espérer et à ressortir vainqueur même dans la défaite…

Je ne résiste pas à l’envie d’ajouter ci-après la bande-annonce d’un très beau film d’animation (2001) sur « Le Vieil Homme et la Mer » :

 

VIE UTILE ou SUPERFLUE ? « L’Unité » de Ninni Holmqvist

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« L’Unité » de Ninni Holmqvist publié chez Le livre de Poche est un excellent roman d’anticipation, dérangeant à l’extrême et qui ne manque pas de susciter la réflexion.  J’ai voté en février pour ce roman qui fait partie de la sélection du prix des lecteurs 2014 pour lequel j’ai le bonheur d’être jurée cette année.

Pour moi, ce roman devait se trouver ici dans la section « Prendre de l’âge » parce que d’une part, les protagonistes sont des personnes de 50-60 ans et d’autre part, parce que la question qui sous-tend le récit est celle de l’utilité de la vie. Il s’agit bien entendu d’une question fondamentale que l’on se pose à tout âge, mais peut-être plus encore lorsqu’on approche de la retraite et que l’on fait le bilan de ce que l’on a vécu.

Le lecteur se retrouve lui-même piégé dans ce récit entre ses sentiments premiers et une réflexion plus profonde sur le véritable sens de la vie et de la liberté.

De prime abord, le cadre tel qu’il est posé ne peut que révolter . Dans la société du récit, on divise la population entre les superflus et les nécessaires, les superflus étant en gros ceux qui sont restés célibataires et sans enfants. Se pose déjà la question de l’utilité d’une existence. Peut-on la réduire à cette définition ? Existe-t-on de façon utile seulement lorsque l’on a procréé ? Bien que cette définition constitue en soi déjà un critère excessif, nous ne pouvons nier le fait qu’être responsable d’enfants biologiques ou adoptés nous rassure dans la valeur que nous voulons accorder ou non à une vie.

Question : comment définis-tu l' »utilité » d’une vie ?

Lorsque les superflus ont atteint un certain âge (50 ans pour les femmes, 60 ans pour les hommes), la société les prive de ce qui semble à l’heure actuelle comme le droit le plus absolu de tout être humain, à savoir la liberté de vivre comme il l’entend et de gérer son corps en fonction de cette liberté. Ils sont emmenés dans un endroit où ils sont placés sous surveillance continue et où leur corps et leurs organes ne leur appartiennent plus. Dès qu’un être « nécessaire » a besoin d’un organe pour survivre, celui-ci est prélevé sur un être « superflu » de l’Unité.

Nous suivons l’histoire de Dorrit, une « superflue » qui a rejoint l’Unité à 50 ans. Or la vie est très agréable à l’Unité, beaucoup plus qu’elle ne l’était à l’extérieur. Les repas sont excellents, les superflus peuvent s’adonner à toutes sortes de sports et d’activités artitistiques, les relations entre les superflus sont chaleureuses. Qui plus est, beaucoup de superflus semblent accepter la situation. On apprend que cet état de fait n’a pas été imposé par un dictateur ou un groupe d’extrémistes. Non, la société  a décidé de façon tout à fait démocratique qu’il fallait veiller au bien-être de chacun et juge que la vie d’une personne célibataire et sans enfants n’est pas nécessaire et est donc habilitée à le devenir d’une autre façon, à partir d’un certain âge.

Question : aurais-tu voté pour un tel état de fait sachant que les personnes enfermées dans l’Unité ne subissent aucune violence gratuite et vivent dans de très bonnes conditions ?

Le malaise grandit au fur et à mesure que le récit se développe et que l’on sent que la maladie (suite aux expériences que subissent les superflus) et finalement la mort touchent de plus en plus le cercle des proches de Dorrit. Pourtant personne n’émet l’idée de vouloir s’enfuir jusqu’à ce que la possibilité s’offre à Dorrit…

Question : préfères-tu la sécurité sous contrôle ou la liberté à tout prix qui marginalise ?

Beaucoup de questions sont soulevées après la lecture de ce roman et, il faut l’avouer, les réponses pourraient nous surprendre.

Ce roman dérange parce qu’il ne nous procure pas la possibilité de trancher sur base d’une situation manichéenne. Et de façon identique, la vie offre rarement des réponses toutes faites à nos questions essentielles….

Un roman qui fait du bien ? Oui, oui, car il élargit nos perspectives de réflexion sur le sens de la vie…

MAUX de L’ÂGE : « La vie en sourdine » de David Lodge

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David Lodge « La vie en sourdine »

Avec un flegme et un humour anglais, David Lodge retrace le journal intime d’un sexagénaire atteint de surdité. Professeur de linguistique, son infirmité a quelque peu poussé le narrateur à prendre une retraite anticipée. Désormais il remplit son quotidien par diverses tâches domestiques secondant ainsi son épouse qui tient un magasin de décoration très renommé. Il s’occupe également de son vieux père qui vit à Londres et dont la vie solitaire commence à devenir un souci.

Durant une sortie organisée dans le contexte du travail de son épouse, il fait la rencontre d’une jeune personne énigmatique. Celle-ci lui demande de devenir son maître de stage pour l’aider à écrire une thèse dans laquelle elle souhaite décrypter les détails linguistiques des lettres écrites par les suicidés. Il accepte un peu malgré lui, mais il ne se doute pas que cette relation lui réservera bien des surprises.

J’ai écouté la lecture de ce livre dans ma voiture et j’ai vite été séduite par l’écriture et le ton du narrateur qui nous relate avec humour ses mésaventures tout en décortiquant les situations cocasses dans lesquelles il se retrouve plongé et que son état de surdité tend à multiplier ou à amplifier. D’ailleurs il nous décrit avec plein de détails les diverses facettes de cet handicap qu’il regrette de ne pas voir placé au même rang que la cécité.

« La cécité est une affliction plus grande que la surdité. Si j’avais à choisir entre les deux, je choisirais la surdité, je l’admets. Mais ces deux infirmités sensorielles n’ont pas entre elles que des différences de degré. Culturellement, symboliquement, elles sont antithétiques. Le tragique par opposition au comique. Le poétique par opposition au prosaïque. Le sublime par opposition au ridicule. »

Le thème de la surdité est évoqué, mais il fait partie de celui plus vaste qu’est le thème de la vieillesse, antichambre de la mort

« La surdité est une sorte d’avant-goût de la mort, une très lente introduction au long silence dans lequel nous finirons tous par sombrer. »

Le narrateur nous relate la fin de vie de son père, sans pour autant sombrer dans les lamentations. Son récit à ce sujet est surtout empreint de réflexions sur la vie.

A noter aussi que l’interprétation du texte en version audio par Daniel Nicodème est superbe et  cela lui a valu d’obtenir le prix du livre audio en 2009.

C’est un très bon roman à lire ou à écouter pour un partage d’émotions et de réflexions sur les petits et grands maux qui accompagnent le troisième âge.

VIEUX MAIS PAS CON « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson

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« Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson

Ce roman, à l’instar du récit américain « FORREST GUMP », relate les extraordinaires péripéties et rencontres d’un homme qui a traversé tout le 20ème siècle d’est en ouest. Aujourd’hui pensionnaire d’une maison de retraite, il s’échappe le jour de son centième anniversaire mettant en émoi police, presse et même un gang de bandits auquel il joue un mauvais tour.

Bien entendu, le récit reste fictif et assez improbable, mais sa lecture garantit un grand moment de bonne humeur. L’impassibilité de cet homme face aux grands événements qui ont marqué l’Histoire du 20ème siècle est un régal, de même l’attitude très zen qu’il affiche toujours alors qu’il vient d’avoir 100 ans.

Finalement, vivre vieux n’est pas synonyme de sénilité, de solitude ou d’enfermement. Le protagoniste nous le prouve ici joyeusement. Un vrai régal !

Vous pouvez également lire mon résumé sur MyBoox en cliquant sur Un Forrest Gump, version internationale | MyBOOX.

PRENDRE DE L’ÂGE : « Une odyssée américaine » de Jim Harrison

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« Une odyssée américaine » de Jim Harrison paru en format poche chez J’ai Lu raconte le périple d’un sexagénaire, qui après avoir été plaqué par sa femme, décide de tout quitter et de prendre la route pour explorer l’un après l’autre les différents états américains. L’aventure est écrite sur un ton plutôt truculent, ce qui ne peut qu’égayer le moral des troupes.

C’est suite à l’avis d’un homme que j’ai décidé de citer ce livre sur mon blog de bibliothérapie. En effet, il semble que les réflexions et les décisions de l’auteur donnent un sens ou une voix à des émotions proprement masculines.

Pour ma part, j’avais écrit un article paru le 10 novembre 2010  dans le journal La Voix du Luxembourg au sujet de ce roman. N’hésitez pas à en prendre connaissance.

Sur l’âge mûr – « Le roman d’Alia » de Catherine Hermary-Vieille

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« Le roman d’Alia » de Catherine Hermary-Vieille paru chez Albin Michel croise le destin captivant d’une femme marocaine du début du 20ème siècle avec l’histoire contemporaine et plus terre à terre d’une vieille dame placée en maison de retraite dans la région parisienne. En racontant l’histoire de la première, la vieille dame bénéficiera des vertus indéniables de l’imagination et de la création qui vont lui permettre de s’affranchir du sort habituellement réservé aux personnes âgées.

Une véritable bouffée d’air frais et de joie de vivre !