Archives de Catégorie: * Bibliothérapie en général

Le choix d’être mère ou non

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Et toi tu t'y mets quand ? Myriam Levain

« Et toi tu t’y mets quand ? » Myriam Levain

Editions Flammarion, 2018

Cet ouvrage autobiographique soulève les questions et problèmes rencontrés par les femmes

qui souhaitent s’affranchir des normes imposées par la société en matière de procréation et de maternité.

 

S’affranchir du modèle idéal

Myriam Levain nous raconte son propre parcours médicalisé, tout en mettant en lumière ses questions et celles d’autres femmes face au regard implacable d’une société qui voudrait leur imposer un modèle idéal.

« Nous sommes toutes deux d’accord sur le fait que les modèles féminins qui nous sont montrés depuis l’enfance sont toujours ceux de femmes ayant eu des enfants, comme si notre destin à toutes était inéluctablement d’être enceintes un jour.« 

Souhaitant s’accorder une chance de pouvoir un jour enfanter, la journaliste, qui n’a pas encore eu l’opportunité de devenir mère à 35 ans, décide de congeler ses ovocytes afin de préserver sa fertilité.

Son roman est étoffé de nombreux témoignages qui dévoilent au grand jour un problème trop rarement débattu sur le devant de la scène, à savoir celui de la liberté et du choix féminin en matière de procréation.

 

S’affranchir de l’horloge biologique

« A 20 ans, je répondais que je voulais des enfants, mais plus tard, quand je serais adulte. A 25 ans, je répondais que je voulais des enfants, mais plus tard, quand j’aurais un vrai boulot. A 30 ans, je répondais que je voulais des enfants, mais plus tard, quand j’aurais rencontré le bon mec.
Aujourd’hui, j’ai 35 ans et plus tard, c’est maintenant. »

A l’heure actuelle, les avancées de la médecine permettent de prélever et de congeler des ovocytes lorsque ceux-ci sont encore suffisamment sains pour aboutir à une potentielle grossesse. En effet, à partir de 35 ans, le taux de fertilité d’une femme décline sensiblement.

Dès lors, si pour un tas de raisons qui lui sont propres, une femme décide de retarder le moment de se consacrer à une grossesse et à l’éducation de futurs enfants, elle devrait pouvoir disposer librement de l’opportunité de s’affranchir de son horloge biologique grâce à la médecine….

 

Une démarche médicale pas toujours autorisée

Cependant, la procédure médicale permettant le prélèvement et la congélation des ovocytes n’est pas encore autorisée en France pour les femmes lesbiennes ou les femmes célibataires qui souhaitent  s’accorder un délai supplémentaire avant de donner la vie. Ces femmes doivent donc faire appel à des services pratiqués à l’étranger, comme l’a fait Myriam Levain.

A cette exigence particulièrement pénible pour la population féminine française s’ajoutent toutes les contraintes médicales inhérentes à la procédure, parmi lesquelles une disponibilité à toute épreuve durant un laps de temps déterminé. Le prélèvement d’ovocytes reste une démarche pénible physiquement et mentalement dont la charge est un peu allégée lorsque la loi l’autorise à l’intérieur du pays.

 

Regard de la société

Extrait du roman de Myriam Levain "Et toi tu t'y mets quand ?"

 

Reste à se libérer du regard de la société, ce qui constitue souvent l’une des épreuves les plus difficiles dans une démarche de procréation médicalement assistée, d’autant plus si le pays dans lequel tu vis ne reconnaît pas à la femme le droit de pouvoir décider du moment où elle souhaite enfanter.

 

Avec son roman, Myriam Levain plaide en faveur du droit des femmes de pouvoir disposer librement de leur corps en matière de procréation médicalement assistée, et ceci quelle que soit leur situation maritale ou familiale.

 

Se différencier des normes du genre

 « Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand le regard des autres leur rappelle constamment qu’elles n’ont toujours pas coché la case « maman » bien qu’elles aient validé toutes les autres.« 

Prendre une décision qui va à l’encontre de tous les modèles sociaux n’est pas chose facile. Décider d’être mère à quarante ans, vouloir s’engager pleinement dans sa carrière professionnelle et y prendre plaisir avant d’envisager toute future grossesse, voire décider ne pas avoir d’enfants du tout représentent des choix qui ne sont pas encore bien perçus en société, d’autant plus si la société continue de faire peser la grosse partie de la charge parentale sur la mère.

Dans ce contexte, Myriam Levain remet aussi en cause l’égalité hommes-femmes :

« J’ai soudain le sentiment que je vais pouvoir emprunter à mon rythme le chemin de la maternité, quitte à ne jamais l’emprunter du tout :
je ne suis sûre de rien, mais je veux me laisser toutes les possibilités ouvertes.
Exactement comme mes amis hommes pas encore papas« 

 

Conclusion : roman bienfaisant ?

Un ouvrage autobiographique féminin dévoilant un problème qui touche de plus en plus de femmes constitue un véritable soulagement pour celles qui sont confrontées à toutes les questions de procréation à un âge plus avancé que la « normale », mais également à toutes les questions de maternité dans un sens beaucoup plus large.

Myriam Levain nous fait part de son expérience lorsqu’elle décide de s’accorder une chance supplémentaire de pouvoir enfanter un jour. Cette expérience l’a conduite à élargir le débat sur toutes les réflexions concernant le droit pour les femmes de choisir sa place dans la société en tant que mère ou en tant que femme sans enfant.

Il est en effet impératif que change le regard de la société face aux femmes qui ont décidé de ne pas donner naissance à un bébé ou de le faire à un moment plus opportun pour elles, mais qui ne correspond pas forcément aux normes idéales.

Voici en guise de conclusion une petite vidéo sur le roman par Myriam Levain :

 

50e anniversaire de la Foire du Livre de Bruxelles : vous y étiez aussi ?

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Foire du livre à Bruxelles 2019

La foire du livre n’est-elle pas un véritable lieu d’échanges ?

Malgré la foule (plus de 72 000 visiteurs en quatre jours) et la chaleur ambiante, quel plaisir de parcourir ce week-end les allées remplies de livres du site de Tour & Taxis, de pouvoir écouter en direct les auteurs et éditeurs parler littérature, et surtout d’échanger sur les différents thèmes abordés dans les ouvrages.

La Flandre était à l’honneur de cette 50e édition de la Foire du Livre de Bruxelles permettant ainsi un rapprochement des cultures flamandes et francophones sous le sceau bienveillant de la littérature.

Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié les deux-trois heures passées dans cet endroit magique qui invite à la lecture, mais aussi à l’écoute et à l’échange.

Entretien avec Maxime Calligaro et Jean Quatremer animé par Hubert Artus

Les auteurs les plus connus sont sollicités par de grandes files d’admirateurs avides d’une dédicace ou d’une photographie.

Dédicaces avec Amélie Nothomb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’autres auteurs vous invitent à découvrir leurs oeuvres et attisent votre curiosité de lecteur… J’en ai croisé quelques-uns et j’espère vous parler prochainement de leurs romans.

Quant aux nombreuses maisons d’édition, elles nous présentent leur univers livresque et les ouvrages de leurs auteurs…. comme ici, la maison d’édition EDILIVRE :

Maison EDILIVRE

 

Bonne lecture à toutes et tous !

 

LIRE POUR GUERIR D’UNE PEINE DE COEUR

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Lire à la Saint-Valentin ! 

 

Au programme de cette semaine : fête de la Saint-Valentin ou fête des amoureux !

De nombreux romans racontent l’amour, la passion… et, bien entendu, toutes les peines qui y sont liées.

Quels sont les plus beaux romans d’amour ?

Le plus beau roman d’amour est celui qui répond à notre besoin romantique du moment. Un récit évoquant les premiers émois durant les années de collège deviendra la plus belle histoire d’amour de certains adolescents. Plus tard, le roman qui parlera des (més)aventures conjugales correspondra davantage aux besoins du lecteur soucieux de trouver un écho à ses propres expériences. Plus tard encore, la perte de l’être cher trouvera quelque consolation dans les récits des protagonistes confrontés au deuil de l’âme soeur.

Alors, c’est toi, lectrice et lecteur, qui as toutes les clefs en main pour décider quel est ton plus beau roman d’amour, celui qui a marqué ta vie sentimentale en t’apportant le réconfort nécessaire ou en te guidant au mieux dans ta propre vie sentimentale.

 

Des histoires d’amour qui surpassent les chroniques personnelles

Il est vrai que certains romans d’amour ont marqué l’histoire de la littérature et continuent de séduire celles et ceux qui recherchent des récits où l’amour tient la place du protagoniste principal. Ces récits empreints de romantisme et d’aventures héroïques ne ressemblent pas vraiment au quotidien du lecteur en mal d’amour. Pourtant, celui-ci pourra y trouver une résonance par rapport à ses propres sentiments, voire une échappatoire bienvenue pour célébrer l’amour en bonne compagnie.

Parmi les plus belles histoires d’amour de la littérature, citons par exemple :

« Roméo et Juliette » de William Shakespeare 

N’est-ce pas le grand classique par excellence, le récit que tout le monde connaît pour en avoir entendu parler à l’école ou pour l’avoir vu au théâtre ou au cinéma ? Mais combien ont lu le roman de Shakespeare et son intrigue amoureuse ? Au 16e siècle, Shakespeare s’est inspiré d’histoires d’amour tragiques remontant à l’Antiquité, ainsi que d’un conte italien pour rédiger ce chef d’oeuvre dramatique dont le thème principal est l’amour.

« L’amour,c’est la fumée qu’exhalent les soupirs,
Attisé, c’est le feu dans les yeux des amants,
Contrarié, c’est la mer que viennent grossir leurs larmes.
qu’est-il encore ? Une folie des plus sages,
Le fiel qui étouffe et le miel qui nous sauve.« 

 

« Raison et sentiments »  ou

« Orgueil et préjugés » de Jane Austen

Jane Austen est une femme de lettres anglaise (1775-1817) qui aurait elle-même subi les affres d’une déception sentimentale. Un échange de courriers avec sa soeur Cassandra laisse à penser que Jane était amoureuse d’un jeune Irlandais, Tom Lefroy. Durant les deux années que durèrent leurs rencontres, Jane Austen écrivit notamment les deux romans cités ici. Après le mariage de Tom Lefroy avec une autre femme, Jane Austen n’écrira plus pendant une dizaine d’années. Le récit de sa mésaventure amoureuse nous incite à en deviner la raison.

Le film « Becoming Jane » (2007) de Julian Jarrold s’est inspiré de cette histoire d’amour.

« Quelques heures de conversation suffisent à deux créatures raisonnables pour épuiser tous les sujets qu’elles peuvent avoir en commun, mais il en est différemment entre amoureux. Entre eux, nul sujet n’est jamais épuisé, aucune chose n’est jamais dite, si elle ne l’a répété au moins vingt fois. » (Raison et sentiments)

 

« Jane Eyre » de Charlotte Brontë ou

« Les Hauts de Hurle-Vent » de Emily Brontë

La famille Brontë a connu des moments  sombres et très douloureux, mais les oeuvres écrites de la fratrie ont survécu à travers les siècles. Les romans des soeurs Brontë sont mondialement connus et appréciés. L’omniprésence de la nature dans tous ses états reflète les sentiments, les passions et les tourments des personnages de leurs romans respectifs, ainsi que ceux qui ébranlaient sans nul doute la vie des soeurs Brontë.

« Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d’exister; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l’univers me deviendrait complètement étranger, je n’aurais plus l’air d’en faire partie » (Les Hauts de Hurle-Vent)

 

« Autant en emporte de le vent » de Margaret Mitchell

La trame de cette histoire d’amour se déroule durant la guerre de Sécession en Amérique (1861-1865), les protagonistes s’aiment à contretemps, se trompant sur leurs propres sentiments et ceux d’autrui.

« Je vous aime Scarlett. En dépit de vous, de moi et de ce stupide monde qui s’écroule, je vous aime. »

 

 « L’Ecume des jours » de Boris Vian

Publié en 1947, le roman de Boris Vian se décrit à la fois comme un conte enchanteur et comme une poignante histoire d’amour onirique où la maladie et la mort entrent par effraction.

« Le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir, parce que la lumière me gêne. »

« On se rappelle beaucoup mieux les bons moments; alors, à quoi servent les mauvais? »

 

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé », disait Lamartine

Certes, mais Paul Desalmand disait aussi « Il n’y a vraiment que deux choses qui puissent faire changer un être humain : un grand amour ou la lecture d’un grand livre ».

Alors faute d’amour, ou si Cupidon nous joue de vilains tours, trouvons donc vite le beau livre qui nous réconciliera avec la vie.

 

Quel roman choisir pour soulager sa peine de coeur du moment ?

 

Livres pour surmonter les peines de coeur

« Lire pour guérir d’une peine de coeur »

de Nathalie Cailteux

 

De nombreuses recherches dans ma mémoire de lectrice m’ont aidée à réaliser cette compilation qui regroupe 24 propositions de lectures susceptibles de remonter le moral à celles et ceux qui souffrent d’un chagrin d’amour.

Si tant est bien sûr que l’on puisse catégoriser les peines de coeur, cet ouvrage répertorie des romans en fonction de diverses peines sentimentales (chagrin passionné et/ou platonique durant la jeunesse, effritement de l’amour au sein du couple, rupture sentimentale, peine de coeur au masculin, souffrance après un deuil …). Loin de moi l’idée de couvrir tout le champ des déboires sentimentaux, mais j’espère vraiment que ces lectures aideront le plus grand nombre d’entre vous.

Vous noterez que les livres cités appartiennent à une variété de genres (fresques romanesques, récits humoristiques, ouvrages classiques, romans modernes, y compris un roman faisant partie de l’Oulipo); mon objectif était de viser autant que possible plusieurs affinités littéraires.

Vos avis et commentaires sur Amazon ou sur ce blog seront bien entendu très appréciés.

Bonne lecture à toutes et tous ! et bonne Saint-Valentin !

 

Séries littéraires pour Noël

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Collections de livres pour le plaisir

Dans quelques jours, c’est Noël ! Peut-être vous manque-t-il encore l’un ou l’autre cadeau ?

Pourquoi ne pas offrir un beau livre ? un roman ? une bande dessinée ?

Si votre choix est judicieux,  le bénéficiaire profitera de ce cadeau pendant de longues heures. Vous lui offrirez l’occasion de s’évader dans un ailleurs où il fera de belles rencontres. Même si cet univers pourrait de prime abord lui sembler très éloigné du sien, il partagera des émotions connues avec les protagonistes, se reconnaîtra dans certains actes et éprouvera des sentiments par un effet de catharsis bienfaisante.

Bref, sa lecture lui apportera un moment de bien-être dont il vous sera  é t e r n e l l e m e n t  reconnaissant…

Cadeau judicieux : deux, trois ou quatre romans d’une même série

Un livre, c’est bien, deux livres, c’est super, trois livres, c’est encore mieux… Car le temps presse et vous manquez cruellement de temps pour dénicher les meilleurs romans à offrir. La solution que je vous propose aujourd’hui est d’opter pour une suite de romans de la même collection. Cela prolongera le plaisir du lecteur conscient qu’après le premier tome, il lui en restera encore un, deux ou trois qui suivent.

Voici quelques propositions selon les âges, les intérêts, les envies des uns et des autres :

POUR LES PASSIONNE(E)S DE SAGAS 

Elena Ferrante « L’AMIE PRODIGIEUSE » existe en quatre tomes

Initialement publiés chez Gallimard, les tomes de cette série culte sont aussi disponibles en format poche chez Folio. Le dernier tome en format poche sortira début janvier 2019.

Le récit se déroule sur un laps de temps entre les années 1950 et notre époque. Il relate le destin de deux amies issues des quartiers pauvres de Naples. Bien que très douées toutes les deux à l’école primaire, l’une se verra contrainte d’abandonner la voie studieuse pour subvenir aux besoins de sa famille, alors que l’autre, la narratrice, aura l’opportunité de poursuivre ses études. Leurs chemins respectifs continueront de se croiser dans les quartiers napolitains, au gré des amours et des amitiés, et avec pour arrière-fond, les événements qui marqueront l’histoire d’Italie.

J’ai particulièrement apprécié cette série de romans sur laquelle plane le mystère de l’auteure, Elena Ferrante.  Pour ma part, j’aime à penser que la romancière a écrit une oeuvre autobiographique dont elle est sa propre narratrice.

Cette saga napolitaine présente de nombreux atouts  : de nombreux personnages ciselés en profondeur, une introspection réaliste et la vision d’une génération d’après-guerre, et surtout, les aléas d’une amitié entre deux femmes, ponctués de jalousie, de rancoeurs, et de tendresse.

 

Tome 1 : Enfance, Adolescence   Tome 2 : Le nouveau nom : Jeunesse 

Tome 3 : Celle qui fuit et celle qui reste : Epoque intermédiaire 

Tome 4 : L’enfant perdue : Maturité, vieillesse  

 

POUR LES PASSIONNES DE THRILLERS

La trilogie « MILLENIUM » de Stieg Larsson existe en 3 tomes 

 Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – La reine dans le palais des courants d’air

Cette triologie a été complétée par deux tomes supplémentaires sous la plume de David Lagercrantz

  Ce qui ne me tue pas   

  La fille qui rendait coup pour coup

Une lecture policière dont le suspense vous plonge de bout en bout dans les aventures conjointes de Lisbeth Salander, géniale hacker autiste, et de Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation. Après le décès de Stieg Larsson en 2004, la reprise des aventures de ces deux protagonistes par David Lagercrantz en 2014 fut un défi majeur que le journaliste suédois a su relever avec un certain brio.

 

POUR LES ADOLESCENTS

Série Harry Potter

La série des « HARRY POTTER » de J.K. Rowling en 7 volumes

Les jeunes lecteurs franchiront avec délectation la frontière magique de Harry Potter pour l’accompagner

au fil de sa scolarité dans un monde truffé de bons et mauvais génies.

 

La Passe-Miroir de Christelle Dabois

Une autre série qui plaira à la jeunesse :

 « LA PASSE-MIROIR » de Christelle Dabos

Trois tomes d’une histoire fantastique dans laquelle la protagoniste quitte son monde familier lors de ses fiançailles pour découvrir un univers hostile où elle devra affronter complots et manipulations.

Les romans de Christelle Dabos, romancière française vivant en Belgique, ont été récompensés par plusieurs prix : Concours du Premier Roman Jeunesse 2012, Prix Elbakin 2014 catégorie jeunesse, Grand Prix de l’Imaginaire 2016 dans la catégorie roman francophone pour la jeunesse. Une lecture qui séduit assurément jeunes et moins jeunes.

 

POUR LES AMATEURS DE BANDES DESSINEES

Jean-Claude Servais

Les bandes dessinées de Jean-Claude SERVAIS

Auteur belge de bandes dessinées, dont la série « Tendre Violette » (1979) qui lui a valu le Grand Prix Saint-Michel en 1982, Jean-Claude Servais dessine des personnages avec un réalisme touchant.

Dans la série « Orval »  et , il relate l’histoire et la légende du fameux monastère d’Orval, situé au coeur d’une région du sud de la Belgique qui lui est très chère, la Gaume.

 

POUR LES ROMANTIQUES

Autant en emporte le vent

« AUTANT EN EMPORTE LE VENT » de Margaret Mitchell

Même si l’histoire a quelque peu vieilli, ce récit romanesque reste une référence du genre. Durant la guerre de sécession aux Etats-Unis d’Amérique, une jeune femme se bat contre ses démons et contre les affres politiques de son pays pour obtenir l’amour de celui qu’elle pense être l’élu de son coeur.

Vous trouverez plus de commentaires au sujet de ces trois tomes  dans l’une de mes précédentes chroniques.

 

POUR LES ENFANTS

MARTINE

La fameuse série des albums

« MARTINE » de Delahaye Gilbert et Marlier Marcel

séduira les enfants qui apprennent à lire… Les aventures de Martine sont multiples, les dessins sont colorés, réalistes, enchanteurs et parfois comiques.

Plusieurs albums évoquent Noël :  – le parfait cadeau pour nos enfants !

Grâce aux nombreuses aventures de  « MARTINE » que j’affectionnais tout particulièrement, j’ai moi-même appris à AIMER LIRE.

Un cadeau de Noël qui me fut bienfaisant !

 

A toutes et tous, de merveilleuses lectures et de très belles fêtes de Noël !

DEMAIN : revenir en arrière pour changer le futur

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Guillaume Musso Demain

 

« Demain »  Guillaume Musso

XO Editions (2013)

Remonter le temps et éviter les douleurs du présent : une option qui ouvrirait de multiples horizons. Le roman « Demain » de Guillaume Musso nous dévoile les côtés intéressants d’une telle éventualité tout en nous mettant en garde contre le revers de cette fortune.

Histoire d’amour et intrigue temporelle

Un veuf éploré et une jeune femme se fixent un rendez-vous dans un restaurant italien à Manhattan. Ils ont sympathisé à travers un échange d’emails, et ils ont hâte de se retrouver face à face. Toutefois, bien que tous deux se rendront au lieu-dit à l’heure prévue, cette rencontre n’aura jamais lieu…

Dans une interview, Guillaume Musso évoque le terrain très romanesque qu’offrent les nouvelles possibilités technologiques, notamment la communication par Internet. Il fait référence à un site où il est possible d’envoyer des messages dont la lecture est uniquement autorisée à partir d’une date précise (dans une semaine, un mois, un an…). Cet échange de messages avec possibilité de distorsion du temps et de l’espace l’a beaucoup inspiré pour ce roman.

Distorsion temporelle

Le temps : thème récurrent dans la fiction

« Ah si je pouvais remonter le temps et éviter tout le malheur qui nous est tombé dessus ! »

Nous entendons parfois cette supplique, nous la formulons souvent à voix basse, mais en vain. Est-ce pour cela que les romanciers ont tenté de pallier l’impossible en rédigeant des histoires où un retour dans le passé est envisageable pour corriger ses fautes, éviter un accident ou écarter une catastrophe ?

 

 

La machine à explorer le temps de H.G. Wells (1895) aurait ouvert la voie à la littérature de science-fiction dans laquelle le voyage temporel serait scientifiquement possible. Vers la fin du XIXe siècle, la science-fiction reprend en effet à son compte les thèmes de la littérature fantastique en y incluant les nouvelles évolutions scientifiques.

Toutefois, pour le protagoniste, l’exploration du passé s’avère souvent un échec. Il se rend compte qu’il lui est impossible d’échapper à son destin et/ou de modifier le funeste sort de l’humanité.

Le voyageur imprudent de Barjavel (1943)   pourra quant à lui modifier son avenir. Mais il se verra alors confronté à ce que l’on appelle le « paradoxe du grand-père » : si je tue mon grand-père, je n’existe plus, or si je n’existe plus, je ne peux remonter le temps pour tuer mon grand-père.

 

Les distorsions temporelles peuvent s’avérer infernales pour le protagoniste.  Dans la nouvelle Une nuit interminable de Pierre Boulle (parue dans le recueil Contes de l’absurde) (1953), le voyageur est condamné à revivre indéfiniment en boucle la même journée. Dans certains récits ou films, une telle boucle pourrait néanmoins servir le protagoniste dans la reconstruction de son identité et donc de son futur.

D’autres récits mettent en place des gardiens du temps chargés d’éviter les paradoxes temporels et d’interdire coûte que coûte toute intervention qui contaminerait l’équilibre du temps (cfr romans La patrouille du temps de P. Anderson (1955) et La fin de l’Eternité de I. Asimov  de I. Asimov (1965)

Ces exemples ont été cités par Laurent Labrune dans un article très intéressant paru dans la Revue française de psychanalyse 1997/05, T61, N5, Temporalité et science-fiction (ou le voyage dans le temps comme explorateur de la temporalité psychique) .

L’auteur y compare les diverses façons dont les romans de science-fiction traitent la distorsion temporelle comme autant de projections inconscientes de notre temporalité psychique.

Le thème du temps revient continuellement dans la littérature, mais aussi au cinéma et dans les séries télévisées, et les exemples sont nombreux. Vous connaissez certainement des récits du genre qui vous ont enchantés.

 

Temporalité dans la fiction, un thème bienfaisant ?

Les romans de science-fiction fascinent le lecteur qui a besoin de s’extirper de sa réalité pour trouver une issue de secours à ses soucis quotidiens. Le voyage dans le temps constitue une évasion inespérée.

En outre, si ce souhait de distorsion temporelle correspond plus ou moins à un désir de notre inconscient, alors le récit qui se joue du temps est libérateur et donc bienfaisant 🙂

Dans le roman de Guillaume Musso, le protagoniste pleure sa défunte épouse. L’expérience extraordinaire qu’il va vivre avec celle qu’il rencontre sur le réseau Internet lui ouvre une brèche inespérée, celle de surmonter l’épreuve du deuil en en supprimant la cause. Mais est-ce finalement pour un mieux ?

 

Roman coach sur la manipulation perverse

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Roman coach sur la manipulation au sein du couple

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Le roman coach : édition spéciale

 

La collection Roman Coach des Editions ESI a publié en mai 2018 le roman de

Barbara Kaufman « Le Courage de partir »,

un récit de 250 pages suivi d’un dossier de conseils pour sortir de l’emprise néfaste d’un conjoint manipulateur.

 

Récit d’une femme manipulée

Le lecteur entre dans la vie d’apparence heureuse de Jeanne, femme mariée, mère de deux enfants, travaillant dans une maison d’édition et toujours amoureuse de son époux. Pourtant au fil du récit, le beau rêve s’avère une toute autre réalité. Jeanne étouffe dans sa vie et son mal-être se transmet aussi à ses enfants. Elle s’interroge sur le comportement nocif de son mari. Serait-il à l’origine de ses tourments et de l’ambiance chaotique de la famille ?

 

Coaching pour quitter un pervers narcissique

Le dossier coaching qui suit le récit révèle les techniques de manipulation d’un pervers narcissique, principalement au niveau du couple. Des schémas apportent un éclairage sur les facettes de la manipulation, sur les niveaux de pathologie (petit manipulateur, manipulateur sévère à pervers narcissique ordinaire, pervers pathologique), sur les techniques de manipulation les plus courantes (dévalorisation, déstabilisation, isolement, etc.), sur les émotions et souffrances récurrentes, etc. De nombreux conseils sont apportés pour échapper à l’emprise malfaisante d’un conjoint ou d’une conjointe et trouver la voie d’une guérison intérieure.

 

Que penser du roman coach ?

J’avoue que ce roman coach a été une belle surprise. D’emblée cet ouvrage annonce la couleur de son objectif : coacher le lecteur vers un chemin de guérison. Le but n’est pas ici de faire de la grande littérature, mais plutôt d’écrire une fiction pour éclairer en connaissance de cause les côtés obscurs des relations humaines et trouver une sortie de secours pour celle ou celui qui les subit.

La visée thérapeutique du récit est clairement annoncée.

Et user de ce merveilleux outil qu’est le conte ou la fiction permet de se documenter agréablement sur le sujet.

Toutefois, contrairement à certains romans qui suivent le même objectif, mais avec peu de subtilité ou moins de franchise, cet ouvrage n’affiche pas d’arrière-goût insipide. Le récit joue sur la corde du suspense sans trop donner dans le format du roman de développement personnel. La lecture reste agréable et éveille l’empathie.

Par ailleurs, les conseils donnés dans la partie du dossier semblent judicieux et soulèvent le voile sur des comportements néfastes, tout en donnant des pistes pour s’y soustraire, voire pour aider un proche à se détacher d’une telle emprise.

 

Récit bienfaisant ?

« Le Courage de partir » de Barbara Kaufman est une fiction orientée coaching, mais une fiction tout de même, qui non seulement permet à de potentielles victimes de ne plus se sentir seules, mais leur apporte aussi dans le détail un programme pour améliorer leur vie.

 

Et vous ?

Avez-vous déjà lu de tels romans qui affichent clairement leur objectif coaching ? Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à me faire parvenir vos témoignages.

 

 

Remèdes littéraires

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« Remèdes littéraires »

« Se soigner par les livres »

(traduction de la version anglaise « The Novel Cure, An A-Z of Literary  Remedies »

par Philippe Babo et Pascal Dupont, publiée chez JC Lattès en 2015)

 

Cet ouvrage de référence est l’oeuvre de Ella Berthoud et Susan Elderkin qui ont créé un service de bibliothérapie à la School of Life de Londres en 2008. La School of Life favorise le développement des compétences émotionnelles en amour, dans le travail, dans les relations avec soi et avec autrui. Sur le site de cette école, on peut se diriger vers une section « The Book of Life » où plusieurs chapitres traitent de bibliothérapie, notamment

Chapitre 22 : The importance of books (L’importance des livres)

Chapitre 28 : What is Literature for ? (A quoi sert la littérature ?)

Chapitre 41 : The Book that Understands you (Le livre qui vous comprend)

 

A la veille de la Toussaint, le thème de la mort et du deuil traverse nos vies et réveille nos souvenirs.

Quels sont les romans qui aident à traverser l’épreuve de la mort d’un être cher ?

Dans leur ouvrage, les deux auteures évoquent les cinq étapes du deuil identifiées par Elisabeth Kübler-Ross à la fin des années 60.

Un roman figure au menu pour chacune de ces étapes.

1. Déni ou état de choc :

La proposition de lecture proposée par les « Remèdes Littéraires » dans cette étape de déni est « Quand tu es parti » de Maggie O’Farrell 

Une femme se sauve après avoir vu quelque chose de choquant, puis elle tombe dans le coma, et des réminiscences du passé affluent dans son cerveau.

 

2. Colère :

Selon les conseils issus de l’ouvrage « Remèdes littéraires », rien de mieux pour extérioriser ce sentiment de colère que de lire « Incendiaire » de Chris Cleave 

Pour survivre à la douleur d’avoir perdu mari et fils dans un attentat, une femme écrit une longue lettre à Ben Laden.

 

3. Marchandage :

Une façon de négocier avec soi-même et le destin pour faire taire la souffrance serait perçue dans  « Extrêmement fort et incroyablement près » de Jonathan Safran Foer

Expliquer l’inexplicable, c’est ce que va tenter de faire un jeune garçon en cherchant la serrure pour la clef que lui a remise son père juste avant de mourir dans les attentats du World Trade Center.

4. Dépression :

Le sentiment le plus redouté est exploré dans « Tout ce que j’aimais » de Siri Hustvedt

Deux couples d’artistes amis qui vivent à New York  sont frappés par le destin qui les contraint à faire face à une grande douleur.

5. Acceptation :

Il faut parfois solder ses comptes avec la mort d’un être cher comme le découvre le narrateur de « D’ici là » de John Berger

L’auteur revoit des personnes disparues depuis longtemps, et il passe du temps avec les vivants et avec les morts.

 

Bonne lecture et bonne journée de Toussaint demain !