Archives de Catégorie: Thème de la DECEPTION SENTIMENTALE

Amour déçu, un thème souvent abordé en littérature

LIRE POUR GUERIR D’UNE PEINE DE COEUR

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Lire à la Saint-Valentin ! 

 

Au programme de cette semaine : fête de la Saint-Valentin ou fête des amoureux !

De nombreux romans racontent l’amour, la passion… et, bien entendu, toutes les peines qui y sont liées.

Quels sont les plus beaux romans d’amour ?

Le plus beau roman d’amour est celui qui répond à notre besoin romantique du moment. Un récit évoquant les premiers émois durant les années de collège deviendra la plus belle histoire d’amour de certains adolescents. Plus tard, le roman qui parlera des (més)aventures conjugales correspondra davantage aux besoins du lecteur soucieux de trouver un écho à ses propres expériences. Plus tard encore, la perte de l’être cher trouvera quelque consolation dans les récits des protagonistes confrontés au deuil de l’âme soeur.

Alors, c’est toi, lectrice et lecteur, qui as toutes les clefs en main pour décider quel est ton plus beau roman d’amour, celui qui a marqué ta vie sentimentale en t’apportant le réconfort nécessaire ou en te guidant au mieux dans ta propre vie sentimentale.

 

Des histoires d’amour qui surpassent les chroniques personnelles

Il est vrai que certains romans d’amour ont marqué l’histoire de la littérature et continuent de séduire celles et ceux qui recherchent des récits où l’amour tient la place du protagoniste principal. Ces récits empreints de romantisme et d’aventures héroïques ne ressemblent pas vraiment au quotidien du lecteur en mal d’amour. Pourtant, celui-ci pourra y trouver une résonance par rapport à ses propres sentiments, voire une échappatoire bienvenue pour célébrer l’amour en bonne compagnie.

Parmi les plus belles histoires d’amour de la littérature, citons par exemple :

« Roméo et Juliette » de William Shakespeare 

N’est-ce pas le grand classique par excellence, le récit que tout le monde connaît pour en avoir entendu parler à l’école ou pour l’avoir vu au théâtre ou au cinéma ? Mais combien ont lu le roman de Shakespeare et son intrigue amoureuse ? Au 16e siècle, Shakespeare s’est inspiré d’histoires d’amour tragiques remontant à l’Antiquité, ainsi que d’un conte italien pour rédiger ce chef d’oeuvre dramatique dont le thème principal est l’amour.

« L’amour,c’est la fumée qu’exhalent les soupirs,
Attisé, c’est le feu dans les yeux des amants,
Contrarié, c’est la mer que viennent grossir leurs larmes.
qu’est-il encore ? Une folie des plus sages,
Le fiel qui étouffe et le miel qui nous sauve.« 

 

« Raison et sentiments »  ou

« Orgueil et préjugés » de Jane Austen

Jane Austen est une femme de lettres anglaise (1775-1817) qui aurait elle-même subi les affres d’une déception sentimentale. Un échange de courriers avec sa soeur Cassandra laisse à penser que Jane était amoureuse d’un jeune Irlandais, Tom Lefroy. Durant les deux années que durèrent leurs rencontres, Jane Austen écrivit notamment les deux romans cités ici. Après le mariage de Tom Lefroy avec une autre femme, Jane Austen n’écrira plus pendant une dizaine d’années. Le récit de sa mésaventure amoureuse nous incite à en deviner la raison.

Le film « Becoming Jane » (2007) de Julian Jarrold s’est inspiré de cette histoire d’amour.

« Quelques heures de conversation suffisent à deux créatures raisonnables pour épuiser tous les sujets qu’elles peuvent avoir en commun, mais il en est différemment entre amoureux. Entre eux, nul sujet n’est jamais épuisé, aucune chose n’est jamais dite, si elle ne l’a répété au moins vingt fois. » (Raison et sentiments)

 

« Jane Eyre » de Charlotte Brontë ou

« Les Hauts de Hurle-Vent » de Emily Brontë

La famille Brontë a connu des moments  sombres et très douloureux, mais les oeuvres écrites de la fratrie ont survécu à travers les siècles. Les romans des soeurs Brontë sont mondialement connus et appréciés. L’omniprésence de la nature dans tous ses états reflète les sentiments, les passions et les tourments des personnages de leurs romans respectifs, ainsi que ceux qui ébranlaient sans nul doute la vie des soeurs Brontë.

« Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d’exister; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l’univers me deviendrait complètement étranger, je n’aurais plus l’air d’en faire partie » (Les Hauts de Hurle-Vent)

 

« Autant en emporte de le vent » de Margaret Mitchell

La trame de cette histoire d’amour se déroule durant la guerre de Sécession en Amérique (1861-1865), les protagonistes s’aiment à contretemps, se trompant sur leurs propres sentiments et ceux d’autrui.

« Je vous aime Scarlett. En dépit de vous, de moi et de ce stupide monde qui s’écroule, je vous aime. »

 

 « L’Ecume des jours » de Boris Vian

Publié en 1947, le roman de Boris Vian se décrit à la fois comme un conte enchanteur et comme une poignante histoire d’amour onirique où la maladie et la mort entrent par effraction.

« Le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir, parce que la lumière me gêne. »

« On se rappelle beaucoup mieux les bons moments; alors, à quoi servent les mauvais? »

 

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé », disait Lamartine

Certes, mais Paul Desalmand disait aussi « Il n’y a vraiment que deux choses qui puissent faire changer un être humain : un grand amour ou la lecture d’un grand livre ».

Alors faute d’amour, ou si Cupidon nous joue de vilains tours, trouvons donc vite le beau livre qui nous réconciliera avec la vie.

 

Quel roman choisir pour soulager sa peine de coeur du moment ?

 

Livres pour surmonter les peines de coeur

« Lire pour guérir d’une peine de coeur »

de Nathalie Cailteux

 

De nombreuses recherches dans ma mémoire de lectrice m’ont aidée à réaliser cette compilation qui regroupe 24 propositions de lectures susceptibles de remonter le moral à celles et ceux qui souffrent d’un chagrin d’amour.

Si tant est bien sûr que l’on puisse catégoriser les peines de coeur, cet ouvrage répertorie des romans en fonction de diverses peines sentimentales (chagrin passionné et/ou platonique durant la jeunesse, effritement de l’amour au sein du couple, rupture sentimentale, peine de coeur au masculin, souffrance après un deuil …). Loin de moi l’idée de couvrir tout le champ des déboires sentimentaux, mais j’espère vraiment que ces lectures aideront le plus grand nombre d’entre vous.

Vous noterez que les livres cités appartiennent à une variété de genres (fresques romanesques, récits humoristiques, ouvrages classiques, romans modernes, y compris un roman faisant partie de l’Oulipo); mon objectif était de viser autant que possible plusieurs affinités littéraires.

Vos avis et commentaires sur Amazon ou sur ce blog seront bien entendu très appréciés.

Bonne lecture à toutes et tous ! et bonne Saint-Valentin !

 

Difficile de parler du sentiment amoureux

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« Le dernier amour d’Attila Kiss » de Julia Kerninon

Editions du Rouergue, 2016

« Le Meilleur des amis » de Sean Rose

Editions Actes Sud, 2017

 

Finalistes du Prix Horizon 2008 récompensant tous les deux ans le meilleur second roman d’un jeune auteur, « Le dernier amour d’Attila Kiss » de Julia Kerninon et « Le Meilleur des amis » de Sean Rose décortiquent tous les deux le thème de l’amour avec force ellipses qui révèlent la qualité flottante et le caractère difficilement descriptible des émotions amoureuses.

Julia Kerninon dévoile les balbutiements d’un rapport amoureux entre un homme d’une cinquantaine d’années issu d’un milieu pauvre de Hongrie et une jeune Autrichienne, fille d’aristocrate. L’auteur évoque l’art de l’amour comme un art de guerre où les parties dévoilent peu à peu leurs stratégies . En toile de fond se démarquent les différences sociales (riche – pauvre) et les différences culturelles (Autriche-Hongrie) qui séparent les protagonistes.

Les différences culturelles apparaissent aussi dans « Le Meilleur des amis », car le narrateur est de mère asiatique et exilée. D’une certaine façon, il trouve le réconfort de sa différence dans l’amitié, et ensuite dans l’amour qu’il entretient avec la promise de son meilleur ami. Amitié, amour et trahison rythment ce récit dont le point de départ est un rendez-vous tardif dans un château bordelais où affluent les souvenirs qui en construisent petit à petit la trame.

 

Romans bienfaisants ?

Le printemps qui nous arrive enfin se décline comme la saison des amours...

Bien que le sentiment amoureux reste difficile à raconter, force est de constater que ces deux auteurs parviennent, chacun avec leur talent propre, à nous en décrire des aspects familiers.

Sean Rose met en scène un décor qui fluctue dans l’espace et dans le temps comme une métaphore des vibrations amoureuses et sentimentales qui traversent l’existence.

La toile de fond historique entre l’Autriche et la Hongrie tissée par Julia Kerninon est prétexte à décrire l’ambivalence de toute relation intime qui se construit.

 

 

 

Ces histoires courtes et magnifiquement tournées mettent des mots sur des émotions amoureuses souvent difficiles à comprendre, à décrire, à vivre. Le décryptage et la reconnaissance de tels sentiments procèdent du caractère bienfaisant de ces lectures.

 

Danser au bord de l’abîme

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« Danser au bord de l’abîme »

de Grégoire Delacourt

Editions Jean-Claude Lattès (2017) et version Audiolib

 

Grégoire Delacourt a le don de mettre avec justesse des mots sur des ressentis féminins. Après le roman « La liste de mes envies« , paru en 2012, la preuve en est encore cet ouvrage publié le 2 janvier 2017.

Dans « Danser au bord de l’abîme« , l’auteur se glisse dans la peau d’une femme de quarante ans, mariée, trois enfants qui croise un jour les yeux d’un homme dans une brasserie. Le désir la fait vibrer, la fait danser, mais le risque de tout perdre est grand. Prendra-t-elle ce risque ?

Roman bienfaisant ? 

Je reprends ici les paroles de Grégoire Delacourt lors d’une interview par Dana Philp qui est reprise sur son site internet 

 « Outre le fait de nous divertir, de nous faire réfléchir, frissonner, rêver, [la littérature] a pour but l’analyse des conséquences. Elle est ce recul, ce point de vue différent sur les choses de la vie ».

Dans le récit, l’auteur met la narration en parallèle avec le conte de la chèvre de Monsieur Seguin qui a préféré, au péril de sa vie, ressentir les frissons de la liberté et de l’indépendance plutôt que de passer sa vie dans la maison sécurisante de son maître.

Il ne faut toutefois pas considérer cette histoire comme moralisatrice. Le lecteur est bien conscient que quelles que soient les conséquences, la protagoniste n’aurait pas pu choisir une autre voie. Et c’est précisément en raison de cette impossibilité de choix « raisonnable » que le côté bienfaisant de ce roman prend toute sa dimension.  L’histoire permet en quelque sorte de se libérer d’un sentiment de culpabilité, voire de le ressentir à distance à travers les expériences de la protagoniste pour ensuite le surmonter.

Les uns diront : « Le présent est la seule certitude, la seule île possible dans le vide. C’est là que nous devons vivre. »

Les autres ajouteront : « Faut-il vivre les choses alors qu’il est aussi beau de les rêver ? »

La protagoniste, elle, nous confiera : « Ma mère s’était sacrifiée, elle avait préféré la prudence de la paix à la fureur des chagrins d’amour. Elle avait plongé dans les livres plutôt que dans les bras des hommes.« 

Mais était-ce réellement un sacrifice ???

 

Lecture-pansement pour les coeurs éprouvés…lisez et vous danserez aussi

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« Et je danse aussi« 

 Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

chez Fleuve Editions (2015) et en format poche chez Pocket (2016)

Par un échange d’emails d’abord hésitants, puis de plus en plus attendus, Pierre-Marie Sotto, un écrivain en panne d’inspiration, et Adeline Parmelan, une jeune femme blessée, se racontent chacun leur vie. De fil en aiguille, ils entrent avec les mots dans la confidence des souvenirs heureux et malheureux qui les ont marqués. La relation épistolaire qui perdure dépasse le simple stade du virtuel, elle rapproche leur solitude respective dans une complicité qui nourrit leurs réflexions sur l’amour et l’amitié, mais aussi sur l’écriture et la littérature.

« Ce qui me touche et me séduit dans les livres, les films, le théâtre, plus que les histoires elles-mêmes, c’est ce qui les habille. La façon dont on me les raconte, leur texture, le tissu dont elles sont tissées, leur grain comme on dit en photographie. Et ce grain-là, je le trouve dans vos mots, Adeline. Vos histoires me plaisent, et votre manière de me les raconter aussi. »

L’humour et le sourire constituent des ingrédients actifs du récit. De même, des rebondissements imprévus en garantissent un plaisir continu de lecture et maintiennent le suspense. Il faut dire que Pierre-Marie n’a jamais lu le manuscrit envoyé par Adeline et qui est à l’origine de leur échange de courriels, or celui-ci renferme les réponses à de nombreuses questions sur la véritable identité des protagonistes.

Roman bienfaisant ?

Beaucoup de témoignages affluent pour dire que ce roman représente un véritable pansement pour les coeurs éprouvés. Les deux auteurs, Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat, qui sont par ailleurs spécialisés dans la littérature pour jeunesse, se sont pris au jeu du roman épistolaire, et le succès ne s’est pas fait attendre. Les bons conseils que se prodiguent les deux protagonistes reflètent un réel souci d’encourager les lecteurs à surmonter les épreuves et à croire en la beauté de la vie.

« J’ai reçu votre message comme on reçoit un bonbon. Je l’ai posé sur ma langue, et je l’ai laissé fondre doucement durant toute la journée d’hier, au gré de mes promenades.« 

 

« ASSEZ PARLÉ D’AMOUR » en ce jour de Saint-Valentin !

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« ASSEZ PARLÉ D’AMOUR »

Hervé Le Tellier

Editions JC Lattes (2009) 279 pages et Le Livre de Poche (2010) : 256 pages

Deux femmes mariées, mères de famille ont tout pour être heureuses. Elles ne se connaissent pas, mais elles tombent amoureuses simultanément et l’auteur crée un parallèle entre la naissance et la concrétisation de leur histoire extraconjugale respective. Mais lorsque le choix ultime s’imposera à elle, lourd de conséquence, leur trajectoire, jusque là similaire, prendra des chemins différents.

Hervé Le Tellier est un romancier français, membre de l’OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle), association fondée en 1960 et toujours en quête de nouvelles règles formelles destinées à encourager la création. Conscient de la difficulté de parler de l’amour, l’auteur a écrit un roman intimiste où il conjugue l’amour sous diverses formes (amour passé, amour-passion, amour-tendresse, amour maternel, amour filial), car les protagonistes qui gravitent autour des deux femmes ont également leur mot à dire dans l’histoire. Le labyrinthe de l’amour étant complexe, Le Tellier choisit une façon originale d’en parler en lui imposant une structure formelle ludique, mais qui a toutefois l’élégance de passer inaperçue si le lecteur préfère l’ignorer.

Roman bienfaisant ?

Si l’auteur oulipien qu’est Hervé Le Tellier est défini comme « un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir », alors je pense que celui qu’il a réalisé par le biais de ce beau roman pourra aider le lecteur à trouver lui-même son propre chemin dans le dédale de ses aventures amoureuses.

Cette chronique est en partie extraite de l’ouvrage « Lire pour guérir d’une peine de coeur » que vous pouvez encore vous procurer

en version numérique ou en version papier sur Amazon.

Il n’y a pas d’âge pour aimer…

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« Les quatre saisons de l’été »

Grégoire Delacourt

roman publié aux éditions  JC Lattès  et Feryane 2015

Quatre histoires d’amour à des âges différents se croisent durant l’été 99 dans un écrin de sable …en fait, sur la plage du Touquet où se déroule le récit décliné en quatre temps, celui de l’adolescence, de la trentaine, de la cinquantaine et du crépuscule de la vie.

Le lecteur fera connaissance avec un amour platonique de jeunesse, une peine de coeur, un amour qui reprend vie et un amour qui veut se figer dans l’éternité. Je ne vous en dirai pas plus, mais les protagonistes de chaque récit parlent de leur vécu, de leurs espérances, de leurs déceptions et de leurs passions. Les rencontres fortuites entre les uns et les autres s’influencent respectivement, font entrer d’autres perpectives dans leur vie personnelle.

Le récit n’est pas trop long et se lit facilement, les mots tombent comme des fleurs remplies d’émotions, de larmes et de sourires.

« On ne doit pas redonner vie à nos amours d’enfance. On doit les laisser là où elles sont : dans l’obscurité confortable des souvenirs. Là où les promesses ébauchées, les caresses imaginées, oubliées, la nostalgie des peaux, des odeurs, là où les rêves enfouis se bonifient et écrivent la plus belle des histoires.
Celle que rien ne menace. Celle qui n’est jamais arrivée. »

Un roman bienfaisant ?

Plus que les histoires en elles-mêmes, c’est la description des sentiments – la façon subtile, parfois minimaliste – qui fait vibrer le lecteur et lui ouvre le champ des évocations similaires, proches ou lointaines. De telles évocations peuvent s’avérer salutaires…

…….En parlant roman d’amour, si vous cherchez celui de vos vacances, n’hésitez pas à consulter 

La version numérique sera d’ici quelques heures en promotion pendant une semaine sur Amazon.

Disparaître par amour « Agatha Christie, le chapitre disparu » de Brigitte Kernel

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…Elle fut créatrice d’énigmes, et même de celles ici qui touchèrent à sa propre vie…

Brigitte Kernel « Agatha Christie, le chapitre disparu »

Editions Flammarion, 2016

 

C’est avec beaucoup de curiosité que je me suis plongée dans le roman de Brigitte Kernel qui tente de donner une explication plausible à l’énigmatique disparition d’Agatha Christie pendant une dizaine de jours en 1926.

Les avis que j’ai lus sont partagés : certains lecteurs sont enchantés, d’autres ne sont pas totalement convaincus par l’histoire ou le style.

Personnellement, je me suis laissée emporter par ce roman très agréable à lire et qui lève le voile sur certains aspects de la biographie de la célèbre romancière.

Sur le fil thématique de ce blog, je dirais que, outre la bonne idée de se glisser dans la peau de la « reine du crime », Brigitte Kernel met au centre du propos les émotions d’une femme blessée par les infidélités de son mari.

Peu de temps après le décès de sa mère qu’elle chérissait, Agatha Christie apprend qu’elle est trompée par son premier mari Archibald Christie qui lui annoncera bientôt qu’il veut divorcer et vivre avec sa secrétaire, Nancy Neele. Déjà perturbée par son deuil, la romancière reçoit cette nouvelle comme un véritable choc qui lui brise le coeur et la raison…

Toute personne trompée et délaissée comprendra la douleur ressentie par la romancière, ainsi que sa colère et ses projets parfois irraisonnés… Et c’est là qu’intervient justement le côté bienfaisant du roman qui fait naître l’empathie et/ou la reconnaissance auprès du lecteur.

Au fil du récit, celui-ci pourra encore constater que la roue du destin continue de tourner, et de ce fait, qu’elle atténue les peines et nous aide à retrouver goût à la vie…

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Si vous voulez découvrir d’autres romans bienfaisants pour surmonter les chagrins d’amour, je vous invite à lire mon guide

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Si vous souhaitez en parler sur votre blog, n’hésitez pas à me contacter sur deslivrespourguerir@gmail.com.

 

 

LIRE POUR GUERIR D’UNE PEINE DE COEUR

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A l’occasion de la fête des amoureux, n’oublions pas les personnes qui

souffrent par amour…

 

Votre blog « lirepourguerir » recommande une solution facile et accessible à tous :

1) prendre place dans un endroit confortable,

2) tasse de café ou de thé à portée de main,

3) plonger son esprit dans une bonne lecture réconfortante !

 

  • Oui, mais QUEL ROMAN choisir pour surmonter une peine de coeur ?

  • L’auteur de ce blog vous propose plusieurs lectures dans l’ouvrage suivant :

« Lire pour guérir d’une peine de coeur »
de Nathalie Cailteux

De nombreuses recherches dans les annales littéraires et surtout dans ma mémoire sentimentale m’ont aidée à réaliser cette compilation qui regroupe 24 propositions de lectures susceptibles de remonter le moral à toute personne souffrant d’un chagrin d’amour …

Si tant est bien sûr que l’on puisse catégoriser les peines de coeur, cet ouvrage répertorie des romans en fonction de diverses souffrances sentimentales (chagrin passionné et/ou platonique durant la jeunesse, effritement de l’amour au sein du couple, rupture sentimentale, peine de coeur au masculin, souffrance après un deuil …). Loin de moi l’idée de couvrir tout le champ des déboires sentimentaux, mais j’espère vraiment que ces lectures aideront le plus grand nombre d’entre vous.

Vous noterez que les livres cités appartiennent à une variété de genres (fresques romanesques, récits humoristiques, ouvrages classiques, romans modernes, y compris un roman faisant partie de l’Oulipo); mon objectif était de viser autant que possible plusieurs affinités littéraires.

En ce jour de la Saint-Valentin, je vous propose de lire cette compilation à titre gracieux. Ensuite, elle sera en vente sur Amazon pour la modique somme de 3,23 EUR.

Vos avis et commentaires sur Amazon ou sur ce blog seront bien entendu très appréciés.

Bonne lecture à toutes et tous !

 

LE NEGOCE DE L’AMOUR : « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen – « Une saison à Longbourn » de Jo Baker

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  « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen

Un classique indémodable dont les thèmes sont l’amour, l’argent, l’orgueil et les préjugés…. Dans une famille anglaise du 19ème siècle, cinq filles sont en âge de se marier. Leur mère, Mme Bennet tente de négocier d’opportunes alliances avec les quelques hommes célibataires du voisinage. Mais sa fille Elizabeth ne veut pas d’un mariage arrangé qui ne lui convient pas… Dans ce charmant récit d’amour, les préjugés arrosés par une bonne dose d’orgueil font obstacle. Darcy et Elizabeth devront surmonter cet obstacle pour se retrouver.

Dans ce méli-mélo d’attitudes qui se veulent bienséantes, de préjugés et d’orgueil mal placé, la sincérité du coeur et de l’amour finira par vaincre.

Une superbe histoire qu’on lit et relit avec plaisir pour …. s’évader, se faire du bien ….

Dans une veine similaire, un roman vient de paraître en format poche, également aux éditions Le Livre de Poche…

« Une saison à Longbourn » de Jo Baker

Ce roman reprend le récit du grand classique, mais version « à l’étage des domestiques »… L’auteur rend  justice aux petites gens qui assurent la maintenance et l’entretien du domaine dans lequel vivent les demoiselles Bennet. Ici les tracas amoureux des maîtres semblent futiles et de moindre importance au regard des relations sentimentales et des secrets bien cachés des personnes assurant l’intendance… Si l’amour reste le thème récurrent, d’autres sujets sont aussi d’actualité : le côté esclavage de la domesticité, le sort des jeunes soldats, la pauvreté des petites gens… La société de l’époque est revisitée dans la partie souvent invisible où vivent et triment femmes de chambre, valets, intendants… un autre monde qui a souvent plus de difficultés de faire vivre ses amours.

Tragédies amoureuses au masculin – « La lettre à Helga » de B. Birgisson et « Les fidélités » de D.Brasseur

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Les deux courts romans (environ 150 pages) présentés dans cette chronique font partie de la sélection du jury 2015 pour les éditions Points. J’ai choisi de les mentionner sur ce site parce que ici ce sont les hommes qui parlent de leur tragédie amoureuse.

 

« La Lettre à Helga » de Bergsveinn Birgisson

Un vieillard islandais écrit une lettre ouverte à sa bien-aimée Helga, justifiant le choix qu’il a fait de rester à la campagne auprès de ses moutons et de sa terre tout en renonçant par ailleurs à la suivre, elle et le bébé qu’elle attendait de lui, pour s’installer en ville. Ce roman hésite entre fresque bucolique islandaise et déclaration d’amour passionné. Il adopte un style frais, brut et parfois cocasse pour évoquer les pensées champêtres d’un homme pris entre son amour pour une femme et son amour pour la terre islandaise. Très beau roman qui nous parle aussi de l’Islande, un pays du nord à découvrir.

« J’aurais creusé un fossé pour toi. Le même fossé toute ma vie, pour le combler à nouveau. J’aurais traversé la lande dans les deux sens, jour après jour, à en user deux paires de chaussons en peau de poisson, rien que dans l’espoir de pouvoir te toucher du doigt. J’aurais mangé du savon pour toi si tu me l’avais demandé. Mais renoncer à moi-même, à la campagne et au travail de la terre auquel je m’identifiais, ça, je ne pouvais pas. »

 

« Les fidélités » de Diane Brasseur

L’auteur, une femme, met en scène un narrateur masculin qui évoque sa double relation sentimentale, d’un côté ses amours avec sa jeune maîtresse et de l’autre, ses liens familiaux avec son épouse et sa fille. Tiraillé entre ces deux vies, il ne sait pas ou ne veut pas faire de choix. Dans ce récit, il évoque des souvenirs réels, mais également des fantasmes, des faits imaginaires et l’on ressent chez lui un malaise évident dans ce tourbillon de pensées.

« Je fais l’amour avec Alix, je fais l’amour avec ma femme. Je ne sais plus qui je trompe avec qui. »

J’avoue donner ma préférence au premier récit plutôt qu’à celui-ci. Pourtant je lui reconnais du mérite : la romancière est une femme et elle évoque les pensées d’un homme. A voir maintentant s’il s’agit de pensées que les femmes souhaiteraient apprécier chez un homme infidèle ? En tous les cas, cet homme qui se dit « fidèle à deux vies » reste pourtant bel et bien infidèle pour les deux femmes et il a du mal à gérer cette situation…

 Des romans bienfaisants ?

Je pense que de tels écrits peuvent rencontrer les sentiments des uns ou des autres, que ce soit des hommes ou des femmes. Entendre se justifier quelqu’un en lisant un livre tranquillement – et non pas dans l’émotion d’une querelle – nous aide à adopter une attitude plus empathique, à prendre de la distance avec les événements,  à réfléchir.

A vous de me dire ce que vous en pensez ?