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« La femme qui ne vieillissait pas »

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« Les deux hommes de ma vie m’ont quittée parce que mon inaltérable jeunesse était une monstruosité ; parce qu’il n’est pas normal d’avoir trente ans pendant trente ans ; parce qu’il faut bien que ce qu’on a aimé un jour s’altère, que l’image qu’on en a eue s’amenuise, petit à petit, s’efface, pour nous rappeler son éphémérité et la chance que nous avons eue de l’attraper, comme un papillon au creux de la main ; il faut que les choses meurent pour que nous ayons la certitude de les avoir un jour possédées. »

 

 

Le roman de Grégoire Delacourt

nous aide à apprécier le temps qui passe

Le roman « La femme qui ne vieillissait pas » publié aux éditions J.C. Lattès en février 2018 met en scène une narratrice, Betty, qui nous relate les événements de sa vie, et notamment le fait qu’à partir de 30 ans, son apparence extérieure a cessé de vieillir.

Ce qui pourrait être considéré comme une « chance » se transforme vite pour Betty et ses proches en une sorte de malédiction.

Selon l’auteur, le pire dans l’acte de vieillir n’est pas de se rapprocher de la mort, mais de rester seul(e) pour affronter les dernières étapes de la vie.  Or justement, dans ce roman, la femme « qui ne vieillissait pas » se retrouve peu à peu reléguée à l’isolement en raison de cette éternelle jeunesse qui creuse une distance avec les gens de sa génération et l’empêche de vivre pleinement les émois des générations suivantes.

Roman bienfaisant

Au travers de son récit sous forme de conte philosophique,  Grégoire Delacourt nous délivre un message qui fait du bien. Il rend hommage au temps qui passe et qui nous embellit toutes et tous.

L’écrivain français conteste le jeunisme ambiant qui incite les femmes (et sans doute aussi les hommes) à s’adonner corps et âme au culte de la jeunesse, comme il nous l’explique dans l’interview que vous pouvez suivre ci-après.

 

Vieillir sereinement

En faisant quelques recherches sur cette thématique développée par Grégoire Delacourt, je suis tombée sur un un très bel article  d’un site wordpress intitulé « Cultiver son jardin intérieur » selon lequel il faut devenir l’ami de ses fragilités pour vieillir sereinement.

Contrairement aux idées reçues, les personnes âgées craignent davantage le rejet et la dévalorisation par autrui que la perte d’autonomie ou la souffrance physique qu’entraîne inévitablement la vieillesse. Dans une société qui a tendance à survaloriser l’apparence, l’autonomie et la bonne santé, quelle place reste-t-il pour les personnes en fin de vie dont le déclin physique est tout simplement « naturel »?

En acceptant notre finitude et les faiblesses de notre carapace extérieure, nous pouvons gagner en force dans notre esprit, nous épanouir intérieurement et accueillir le crépuscule de notre vie avec beaucoup plus de sérénité.

La dépendance est la condition première de l’être humain

Dans l’article en question, l’auteur fait référence aux propos de Jean-Christophe Parisot, devenu préfet malgré un sévère handicap. Il déclare que tout être humain est dépendant d’autrui et qu’il s’agit là d’une condition inhérente à notre destinée humaine grâce à laquelle nous pouvons véritablement aller à la rencontre de notre prochain.

En perdant leur autonomie, les personnes âgées se rapprochent de plus en plus de ce qui définit leur humanité au sens le plus profond du terme.

Lire pour guérir, lire pour se sentir bien

L’écrivain Grégoire Delacourt qui cultive par ailleurs un merveilleux sentiment d’empathie envers la gente féminine, continue d’écrire des romans qui font du bien et qui donnent tout leur sens aux principes de la bibliothérapie. Il aborde ici avec réalisme et optimisme un sujet qui intéresse tout le monde, celui du temps qui passe.

Si le fait de vieillir vous fait peur, n’hésitez donc pas à vous plonger dans ce beau conte bienfaisant….