Vivre avec sa folie « En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeaut

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Olivier Bourdeaut

« En attendant Bojangles »

de Olivier Bourdeaut

Editions Finitude, 2015 (159 pages)

La fin de l’été approche, ressentez-vous comme moi une certaine nostalgie des bons moments passés durant cette période ?

Le roman de Olivier Bourdeaut se prête bien à cette humeur automnale….

« Mister Bojangles » est le titre d’une chanson de Nina Simone (1933-2003), pianiste, chanteuse et compositrice américaine, sur laquelle dansaient constamment les parents du narrateur de l’histoire.

Ce beau récit nous plonge dans les souvenirs du fils unique d’un couple un peu fou qui avait choisi de vivre en marge de toutes les conventions et de la soi-disant normalité. Son enfance et son éducation ne se déroulent pas comme celles des autres enfants. Ce ne sont pas les devoirs et l’école qui rythment son quotidien, mais les fêtes et les voyages. L’animal de compagnie de la famille n’est pas un chat ou un chien, mais un oiseau exotique nommé « Mademoiselle Superfétatoire » qui erre en toute liberté dans leur appartement. Pourtant le bonheur est là et il ne manque de rien.

« Je ne pouvais pas regretter cette douce marginalité, ces pieds de nez perpétuels à la réalité , ces bras d’honneur aux conventions , aux horloges , aux saisons; ces langues tirées aux qu’en dira t on. »

« Comment font les autres enfants pour vivre sans mes parents ?« 

Le récit du fils est entrecoupé  par celui de son père qui raconte comment il est tombé sous le charme de son épouse.

« Le temps d’un cocktail, d’une danse, une femme folle et chapeauté d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant à partager sa démence« 

Jusqu’au jour où la folie de cette jolie dame fait un trop grand écart… le diagnostic tombe de façon implacable : elle est bipolaire…

Roman bienfaisant ?

Ce roman met à l’honneur la douce folie. Encore faut-il gérer cette folie et ne pas la laisser prendre le dessus pour éviter que la tragédie ne vous rattrape. Le roman est bienfaisant dans le sens où leur délire, et surtout celui de la mère, n’est pas décrit comme une maladie, mais comme une joie de vivre pleinement dans une sorte de constante insouciance. Le lecteur ne donnera pas raison à cette vie de folie, mais il ne pourra pas s’empêcher de lui trouver un certain charme.

 

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