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Plaidoyer pour les livres et l’écologie

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« Le vieux qui lisait des romans d’amour »

de Luis Sepúlveda

1992, traduit de l’espagnol par François Maspero

Editions Metailié (140 pages), Editions Seuil (120 pages)  ou  Audiolib

Mon souci avec ce beau roman bienfaisant – qui a par ailleurs remporté succès commercial et prix littéraires et a été adapté au cinéma en 2001 – est de le placer dans une catégorie spécifique de mon blog de bibliothérapie.

Le titre évoque le thème de la vieillesse, mais avec un côté surprenant et rassurant. Le héros, Antonio José Bolivar Proano, est un homme plutôt âgé. Etant donné qu’il connaît la forêt amazonienne comme sa poche, on lui demande de retrouver le coupable (homme ou animal) qui a assassiné un chasseur blanc. L’énergie et l’intelligence déployées par cet homme d’expérience sont admirables. Chapeau pour le troisième âge !

Le thème de l’injustice est également abordé dans ce roman, parce que les anti-héros de ce récit, notamment les hommes blancs qui représentent notre civilisation soi-disant « moderne », ne comprennent rien ni à la vie amazonienne, ni à la vie animale. Ils se sentent au-dessus du lot, dénigrent les indigènes qu’ils considèrent comme coupables et ne se préoccupent aucunement de l’écologie et de la biodiversité. Leurs décisions et leurs actes sont injustes.

Ce récit souligne aussi le thème de la différence. La différence fait peur, qu’elle soit issue des indigènes ou des animaux. Ce qui fait peur est responsable de tous les maux. Ne vaut-il pas mieux prendre le temps de connaître le monde qui nous entoure et de s’imprégner des rites et coutumes d’une culture différente avant de juger, de condamner, voire de tuer ?

Un autre thème développé dans cette histoire est celui de la solitude. Antonio José Bolivar Proano est un être isolé au coeur de la forêt amazonienne. Sa vie passée nous est racontée et nous apprenons qu’il a dû traverser maintes épreuves au cours desquelles il a perdu sa femme, son ami. Son seul refuge pour fuir la haine et la bêtise des hommes est la lecture de romans d’amour.

C’est donc de cette façon que le  roman illustre aussi pour moi le thème général de la bibliothérapie