« Comme un roman » de Daniel Pennac

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« Comme un roman » de Daniel Pennac paru chez folio se présente comme un essai sur la façon de transmettre le bonheur de lire.
Sous la forme d’un manifeste littéraire, Daniel Pennac nous invite à reconsidérer toutes nos bonnes ou mauvaises habitudes en matière de pédagogie pour donner à nos enfants et à nos adolescents l’envie de lire.
Ce petit ouvrage se lit d’une traite et la façon de disséquer ce sujet est loin d’être ennuyeuse. Je le conseille à tous les professeurs de littérature, mais aussi à tous les parents qui ont envie d’inculquer le plaisir de lire à leurs enfants.

Daniel Pennac regrette que notre propension à critiquer et analyser le roman a tendance à fermer les portes à la parole  même du texte et donc à freiner l’envie de s’y introduire. « Plutôt que de laisser l’intelligence du texte parler par notre bouche, nous nous en remettons à notre propre intelligence, et parlons du texte. » regrette-t-il lorsqu’il fait référence à notre façon d’enseigner la littérature p39

Pour lui, « un roman doit être lu comme un roman : étancher d’abord notre soif de récit » p129

L’auteur définit « la vertu paradoxale de la lecture qui est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens » p 19.

Selon lui, « une des fonctions essentielles du conte, et plus vastement, de l’art en général, …est d’imposer une trêve au combat des hommes« p36

ou encore « Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même. Et, par-dessus tout, nous lisons contre la mort. » p91

Finalement l’auteur nous énonce les dix droits imprescriptibles du lecteur qu’il nous exhorte à octroyer à tous les jeunes gens…

1. Le droit de ne pas lire

2. Le droit de sauter des pages

3. Le droit de ne pas finir un livre

4. Le droit de relire

5. Le droit de lire n’importe quoi

6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

7. Le droit de lire n’importe où

8. Le droit de grappiller

9. Le droit de lire à haute voix

10. Le droit de nous taire

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Une réponse "

  1. Pingback: Folie malsaine de l’imagination ou « MADAME BOVARY  de Gustave FLAUBERT | «Lire pour guérir

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