DISGRÂCE, ORGUEIL ET SOLITUDE « Une abeille contre la vitre » de Gilbert Cesbron

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« Une abeille contre la vitre » de Gilbert Cesbron

Le visage d’Isabelle n’est pas ce que l’on pourrait qualifier de beau. D’ailleurs dès son jeune âge, sa mère, sa soeur, ses camarades de classe lui ont dit qu’elle était laide. Ce handicap social l’empêche de mener une vie « normale », elle tente de se suicider et se réfugie dans un couvent, elle dénigre – tout en enviant – les rapports homme-femme qu’elle décortique de son point de vue féministe et douloureusement solitaire.

« Isabelle ne put éluder davantage cette évidence qui l’habitait à son insu depuis longtemps que la seule vraie disgrâce est la solitude. Les autres : laideur, maladie, vieillesse, ne sont que les pourvoyeuses de la solitude »

Bien que son visage ne soit pas attirant, son corps est splendide et attise le désir. Mais c’est d’amour dont Isabelle a cruellement besoin. De fil en aiguille, de rencontres en expériences humaines, Isabelle finira par le comprendre et surtout par l’accepter.

L’auteur Gilbert Cesbron (1913-1979) est un écrivain français d’inspiration catholique. Il a écrit de nombreux romans connus et reconnus (Chiens perdus sans collier, Il est plus tard que tu ne penses, etc). La façon dont il remet ici sa protagoniste sur la bonne voie révèle son attachement à la foi chrétienne et au message d’amour convié par cette religion.

Roman bienfaisant ?

Outre le côté agréable du récit en lui-même, nous suivons ici avec intérêt les pensées et réflexions de la protagoniste et des autres personnages du récit. L’auteur réussit à mettre des mots sur un ressenti authentique concernant notamment la perception féminine, respectivement masculine, des relations entre les hommes et les femmes, la place des hommes dans la société, le rôle subi ou souhaité des femmes, mais également sur l’amitié, la solitude, la vieillesse, la différence sociale.

Le sentiment récurrent chez Isabelle est un sentiment d’injustice face à sa disgrâce physique, sentiment qui l’isole plus que la laideur de son visage elle-même.

Toutefois, Gilbert Cesbron ne nous abandonne pas sur une fin tragique et nous livre sa clef pour s’en sortir : l’amour !

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