Archives de Catégorie: Thème de la DECEPTION SENTIMENTALE

Amour déçu, un thème souvent abordé en littérature

TRAHISON AMOUREUSE : « La liste de mes envies » de Grégoire Delacourt

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« La liste de mes envies » de Grégoire Delacourt

paru aux éditions JC Lattès est une bouffée de fraîcheur littéraire que je recommande vivement à toute personne qui se plaint de vivre une vie ardue et banale dans une relation de couple insatisfaisante, ainsi qu’à toute personne désireuse de gagner au loto…

Bien écrite,  agréable à lire,  l’histoire nous relate les tourments de la vie d’une femme qui s’apprécie moyennement et qui après avoir gagné au loto se demande s’il ne vaut pas mieux se satisfaire de ce que l’on a plutôt que de risquer de tout perdre dans une folie des grandeurs démesurée.  Et le « tout perdre » se réfère surtout à son mariage avec Jo, un homme avec ses qualités et ses défauts.

Le livre aborde les thèmes de l’amour au sein du couple, de la trahison amoureuse – la pire de toutes les trahisons – et du rapport à l’argent.

P169 « Je sais maintenant Jo que l’amour supporte mieux la mort que la trahison » – phrase que l’auteur cite en s’inspirant de celle d’André Maurois « L’amour supporte mieux l’absence ou la mort que le doute ou la trahison ».

Le récit  et son titre posent la question des priorités dans une vie. La narratrice établit une liste de ses besoins avant d’écrire celle de ses envies et finalement la liste de ses folies. Elle optera pour un choix de vie courageux avant d’être finalement poussée à suivre une autre voie…

Je ne résiste pas à l’envie de vous citer l’un des paragraphes qui m’a particulièrement marquée dans le cadre des citations se référant à la bibliothérapie:

P35 « Il n’y a que dans les livres que l’on peut changer de vie. Que l’on peut tout effacer d’un mot. Faire disparaître le poids des choses. Gommer les vilenies et au bout d’une phrase, se retrouver soudain au bout du monde. »

SENTIMENT AMOUREUX : « La voie Marion » de Jean-Philippe Mégnin

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« La voie Marion » de Jean-Philippe Mégnin publié aux éditions Le Dilettante raconte de façon intimiste et touchante l’éclosion puis le lent délitement du sentiment amoureux au sein d’un couple. Elle est libraire, lui est guide alpiniste. Ils vont s’aimer, se marier et vivre dans le cadre magnifique des montagnes qui deviennent un prétexte à la métaphore de la tragédie sentimentale dans laquelle ils vont peu à peu s’enfoncer. « Cette érosion silencieuse nous avait conduits sans heurt de la vraie vie de couple à une communauté de vie sans émotion, sans affects, sans coups de coeur. »

Vous pouvez également lire à propos de ce roman mon article paru dans La Voix du Luxembourg le 9 septembre 2010 « L’orographie amoureuse »

 

 

Déception sentimentale « Le Montespan » de Jean Teulé

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« Le Montespan » de Jean Teulé publié chez Julliard, mais également en format poche.

Jean Teulé raconte avec une prose truculente les mésaventures d’un célèbre cocu, le Marquis de Montespan, dont l’épouse est devenue la favorite du grand monarque de l’époque, Louis XIV. Alors qu’on lui conseille vivement de profiter financièrement de la « chance » accordée à sa femme, le marquis refuse tout avantage pécuniaire et multiple les provocations pour montrer son désaccord avec cette situation. Il fera notamment peindre son carrosse en noir et y placera d’énormes ramures de cerf en guise de cornes de cocu. Considéré par d’aucuns comme le premier révolutionnaire contre la monarchie de droit divin, le Marquis de Montespan est un personnage à la fois drôle, sincère et terriblement malheureux. Dans la description qu’en fait Jean Teulé, il incarne une victime de l’amour, qui plus est, d’un amour passionné et aveugle à une époque où le mariage par amour était rare et peu rentable.

Un roman à lire par tous les déçus d’amour, par tous ceux qui se sentent trompés dans leur vie amoureuse. Sachez qu’il y a eu pire … Lisez Le Montespan de Jean Teulé et vivez les affres de celui dont le cocuage était plutôt raillé, voire envié que déploré…

Déception sentimentale : « Mange, prie, aime » de Elizabeth Gilbert

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« Mange, prie, aime » de Elizabeth Gilbert

Ce roman, paru aux éditions Calmann-Lévy, raconte le parcours autobiographique d’une femme qui  s’offre une année sabbatique pour se remettre d’un divorce houleux suivi d’une passion amoureuse peu convaincante.

Durant cette année, elle séjournera dans trois pays, l’Italie, l’Inde et l’Indonésie.

En Italie, elle se met en quête du plaisir de vivre et retrouve l’art de savourer les belles choses et le goût du bien manger.

« Dans un monde où règne le désordre, le chaos et la fraude, parfois on ne peut faire confiance qu’à la beauté. Seule l’excellence artistique est incorruptible. Le plaisir n’est jamais objet de marchandage. Et parfois, le plaisir de la table est la seule devise à avoir un cours réel. »

En Inde dans un ashram, elle se met en quête de la dévotion et tente de libérer sa pensée de tous les maux qui paralysent sa vie pour atteindre la sérénité spirituelle.

« On passe son temps à excaver le passé, ou à scruter l’avenir, mais on se repose rarement dans le moment présent……Le présent est le seul endroit et le seul moment où trouver Dieu. »

Finalement en Indonésie, elle retrouve à travers l’amour une sorte d’équilibre entre la vie terrestre et la vie spirituelle.

« Le mieux à faire en réponse à notre monde incompréhensible et dangereux est de nous entraîner à maintenir l’équilibre « intérieurement » quelle que soit la folie qui transpire ici-bas. »

Superbement écrit (et traduit), ce roman met des mots sur des émotions difficiles à formuler et ouvre les portes de l’espoir à celle ou à celui qui croit que tout est fini après une grosse déception sentimentale.

Je le conseille vivement à toutes les femmes en phase de divorce ou de séparation, mais également à tous ceux qui recherchent la paix intérieure avec eux-mêmes.