Archives de Catégorie: * Bibliothérapie en général

RETROUVER LE BIEN-ÊTRE PAR LA LECTURE : Nina Sankovitch « Tolstoy and the purple chair »

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Une fois n’est pas coutume ! Je vous présente ici un roman écrit en anglais « TOLSTOY and the PURPLE CHAIR – My Year of Magical Reading » de NINA SANKOVITCH.

Envahie par la tristesse après le décès de sa soeur aînée, Nina Sankovitch décide de se donner les moyens de s’en sortir. Elle va relever un défi qui lui tient particulièrement à coeur et qui devrait l’aider à faire son deuil : pendant un an, elle lira un livre par jour et en fera chaque fois la critique sur son blog.

Dans ce roman éloquent et plein de tendresse, elle évoque par le biais de ses lectures sa relation avec son entourage, son passé, sa famille et bien entendu sa soeur défunte. Les romans apparaissent comme le miroir de ses propres émotions et l’incitent à réfléchir sur le véritable sens et devenir de la vie. L’année de lecture qu’elle s’impose avec plaisir constitue pour elle une véritable année de thérapie, le genre de thérapie dont je suis friande et que je vous conseille également.

Si je devais mettre en avant un roman pour faire l’éloge de la bibliothérapie, c’est sans nul doute celui-ci que je choisirais !

Je reprends la citation d’un journaliste O, The Oprach Magazine mentionnée sur la couverture du roman « Anyone who has ever sought refuge in literature will identify with Tolystoy and the Purple Chair » (celui qui a un jour cherché refuge dans la littérature se retrouvera dans Tolstoy and the Purple Chair).

Une compilation de romans bienfaisants

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LIRE POUR GUÉRIR – Blog Notes 2011-2013

www.LIREPOURGUERIR.com BLOG NOTESA la demande de certain(e)s d’entre vous, j’ai récemment compilé les écrits de ce blog dans un ouvrage qui vient d’être publié sur le site de Amazon et que vous pouvez télécharger pour la modique somme de 2,26 EUR en cliquant sur le lien LIRE POUR GUÉRIR – Blog Notes 2011-2013.

Ce livre reprend pratiquement la totalité des articles rédigés entre octobre 2011 (création du blog) et novembre 2013 sur ce site. J’y ai ajouté quelques commentaires supplémentaires et mis en évidence les romans phares pour chaque catégorie de problèmes évoqués sur le site (solitude, deuil, différences, vieillesse, souffrance et mal-être, relations sentimentales, relations familiales chaotiques etc.). Vous y trouverez aussi de nombreuses citations évoquant le pouvoir bienfaisant de la lecture.

En fin d’ouvrage figurent des informations relatives aux séances de bibliocoaching que j’ai le plaisir de donner sur SKYPE.

Mon site correspondant est www.lirepourguerir-bibliocoaching.com

Bonne lecture !!!

BIENTôT NOËL ! « Petites douceurs pour l’âme » de Jack Canfield et Mark Victor Hansen

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Voici un chouette un cadeau « bibliothérapeutique » à offrir pour Noël.

Il s’agit des « Petites douceurs pour l’Âme » de Jack Canfield et Mark Victor Hansen, recueil de 80 histoires « qui réchauffent le coeur et remontent le moral », publié aux éditions Michel LAFON.

Il s’agit de petits récits remplis de bons sentiments que l’on peut savourer à l’envi au gré de ses humeurs. Lire cet ouvrage d’une seule traite n’est pas conseillé. Les auteurs eux-mêmes recommandent de prendre le temps de bien digérer ces histoires une à une, car selon eux, « …ouvrir un livre comme celui-ci, c’est un peu comme s’asseoir à une table pour un repas composé uniquement de desserts. Ca peut être un peu trop lourd, comme un menu sans légumes, sans salade et sans pain. »

Ils nous recommandent aussi de ne pas hésiter à partager les histoires qui nous interpellent, voire de mettre en action certaines idées.

Je ne résiste pas au plaisir de vous recopier une histoire qui prête à la réflexion :

Commencez par vous-mêmes

Le texte qui suit est gravé sur la tombe d’un évêque anglican du XIIe siècle dans les cryptes de l’abbaye de Westminster :
Quand j’étais jeune et libre et doté d’une imagination sans frein, je rêvais de changer le monde. Devenu plus sage avec les années, je compris que le monde ne changerait pas, alors je réduisis quelque peu mes visées et décidai de ne changer que mon pays. Mais lui aussi semblait immuable.
En approchant de la vieillesse, suprême et désespérée tentative, je décidai de ne changer que ma famille, ceux dont j’étais le plus proche, hélàs! ils ne voulaient rien entendre.
Et maintenant, étendu sur mon lit de mort, je comprends soudain : si seulement je m’étais changé moi-même, alors à mon exemple ma famille aurait aussi changé.
De leur inspiration et de leur encouragement, j’aurais tiré la force d’améliorer mon pays et qui sait, j’aurais peut-être changé le monde.

                                                                                                                                                                                                                     Anonyme

DSC00013D’ores et déjà,

je vous souhaite à toutes et à tous

de très joyeuses fêtes de fin d’année….

et à très très bientôt ….

DIFFERENCE CULTURELLE : « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire ikea » de Romain Puertolas

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« L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire ikea » de Romain Puertolas paru aux éditions Le Dilettante.

Le récit des aventures rocambolesques d’un fakir indien parti acheter un matelas à clous dans un magasin Ikea nous balade entre la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie et même jusqu’en Libye. Les moyens de transport sont loin d’être banals : une armoire, une malle de star, une montgolfière…toutes ces péripéties cocasses sont portées par un protagoniste qui n’hésite pas, au début de son voyage, à escroquer les personnes qu’il rencontre pour leur soutirer un peu d’argent. Mais son voyage le fera rencontrer des personnes dont les destinées se révèlent beaucoup plus tragiques, à savoir des émigrés clandestins qui fuient leur pays d’origine pour s’installer dans des contrées « apparemment » plus accueillantes et dont le parcours ressemble à un véritable chemin du combattant.

Les références à des faits et des personnes d’actualité (cfr Sophie Morceaux), les petits mots d’explication entre parenthèses pour expliquer au lecteur la façon dont le prénom du protagoniste « Ajatashatru » est prononcé chaque fois de façon singulière et différenciée, le rythme effrené des aventures, tout cela contribue à la fluidité d’une lecture très agréable et très amusante.

Toutefois, ce ton faussement léger ne cache pas la gravité des problèmes soulevés, à savoir la misère des gens du voyage, l’intolérance et le manque de sécurité dont ils sont constamment les victimes. Ce roman est un véritable playdoyer qui dénonce l’injustice et les préjugés dont souffrent les personnes différentes d’un point de vue culturel.

Vous pouvez retrouver l’interview de l’auteur à propos de ce roman ici

BIBLIOCOACHING

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Avatar de Nathalie Cailteux

Qu’est-ce que le bibliocoaching ?

Cela ressemble au coaching mais ici l’outil du coach, c’est le livre

Qui peut en profiter ?

Toutes les personnes qui souffrent de solitude, de dépression, de manque de confiance, d’incompréhension et qui veulent s’en sortir sans puiser dans leur pharmacie…

Comment se déroule une séance de bibliocoaching ?

Je t’invite à  cliquer sur le lien ici, tu y trouveras toutes les informations pour obtenir un RDV de bibliocoaching.

« AIMER LIRE : une passion à partager » de Emmanuel Pierrat

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Un prérequis qui me semble essentiel pour pour tirer un maximum de profit des livres dans lesquels nous nous immergeons est bien entendu « l’amour de la lecture ». Comme tout sentiment amoureux, il peut être la conséquence d’un coup de foudre (ce roman m’a tenu en haleine du début à la fin, j’ai adoré, je ne peux plus le quitter…), mais il peut aussi être le fruit d’un travail d’approche à développer chez les plus récalcitrants…

Qui n’a jamais été fasciné par une histoire bien racontée ou par le récit des péripéties de son voisin ? Véhiculées de façon orale ou écrite, les aventures d’autrui restent un pôle d’attraction pour tout un chacun, à condition bien sûr qu’elles puissent capter et retenir l’attention. Les raisons de cet attrait sont multiples, parmi lesquelles celle qui est développée sur ce site, à savoir le moyen le plus facile de trouver de la compagnie et du réconfort dans les mots de son prochain.

Dans son essai « Aimer lire : une passion à partager » paru aux éditions Dumesnil, Emmanuel Pierrat décortique au travers d’anecdotes, de références, citations et réflexions ses dix façons d’aimer la lecture. Sa passion se décline par le biais de la lecture, des livres, de la relecture, des bibliothèques et des librairies, de la lecture à voix haute, du partage des lectures, des livres anciens, des écrivains et finalement de l’écriture… Son texte est fluide et agréable à lire. Nous y retrouvons de nombreuses citations qui font état du pouvoir bienfaisant de la lecture, beaucoup d’entre elles étant issues de bouquins/auteurs déjà présentés sur ce site dans la catégorie «Qu’est-ce que la bibliothérapie ? », comme par exemple Daniel Pennac, Charles Dantzig, Marcel Proust…
Mais je citerai surtout celle de l’auteur lui-même, Emmanuel Pierrat qui dit (page 21) : « Lire aide à mieux connaître les autres, et partant, à mieux se connaître soi-même. Quelle autre création de l’esprit peut-elle, davantage qu’un bon roman, vous tendre un miroir dans lequel vous pourrez suivre jusqu’aux plus subtils méandres de vos émotions ? »
En guise d’exemple illustrant l’apologie de la lecture, Emmanuel Pierrat fait aussi référence au lauréat du meilleur court-métrage d’animation (Oscar 2012) que l’on peut visionner sur youtube en cliquant sur « The fantastic flying Books of Mr Morris Lessmore ».

Comme il est mentionné sur le quatrième de couverture, l’auteur « nous offre un texte où tous ceux qui aiment lire se reconnaîtront »…

A bon entendeur !

 

Une nouvelle pour fêter le second anniversaire de ce blog

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Comment vous expliquer ce qu’est la bibliothérapie ? Comment vous parler des bienfaits de la lecture de romans ?
Deux options se sont présentées à moi : soit rédiger un bouquin vous expliquant, l’historique et les tenants et aboutissants de cette thérapie, soit écrire une fiction sur le pouvoir de la lecture.
J’ai choisi la seconde option pour ne pas déroger au plaisir de la lecture qu’un livre-document pourrait freiner. J’ai donc écrit une nouvelle sur le pouvoir de la lecture qui s’intitule : « La magie des mots ».

Une maison d’édition a accepté de la publier et j’espère vous la présenter prochainement….

« Sur la lecture » de Marcel Proust

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« Sur la lecture » de Marcel Proust

Alors que l’on fêtait cette année les 100 ans de la publication du premier tome de « A la recherche du temps perdu » – à savoir « Du côté de chez Swann« , je me suis penchée sur un court texte de ce prestigieux auteur, Marcel Proust, qui était également un grand lecteur.

Il s’avère que dans « Sur la lecture » (1905), Proust fait le constat de l’effet thérapeutique de la lecture, et notamment pour les esprits « paresseux », incapables de « vouloir » par eux-mêmes. D’après Proust, seule l’impulsion d’un autre esprit  permet de réveiller ces esprits paresseux à la « véritable vie de l’esprit » qui est la créativité, la puissance de penser par soi-même. Or cette intervention d’un autre esprit doit se produire au fond de soi, au sein de la solitude.

Et d’après vous, qu’est-ce qui correspond le mieux à une telle définition, sinon la lecture ?

Je ne résiste pas à vous citer deux phrases de ce texte culte :

« ...la lecture peut devenir une sorte de discipline curative et être chargée, par des incitations répétées, de réintroduire perpétuellement un esprit paresseux dans la vie de l’esprit. Les livres jouent alors auprès de lui un rôle analogue à celui des psychothérapeutes auprès de certains neurasthéniques. »

« Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. »

Cette dernière citation sous-entend une certaine restriction. Selon Proust, la lecture devient dangereuse lorsqu’au lieu de « nous éveiller à la vie spirituelle de l’esprit », elle se substitue à elle et devient une sorte d' »idole immobile ». C’est le cas lorsque l’esprit se limite à adorer certaines phrases ou citations pour ce qu’elles sont et non pour ce qu’elles peuvent donner comme élan et ressources à l’âme.

« La lecture est au seuil de la vie spirituelle; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas« 

Il est clair que Proust évoquait déjà à l’époque le principe de la bibliothérapie dans cet essai où par ailleurs il fait un éloge de la lecture qui apparaît comme très pertinent aux yeux de celles et ceux qui adorent lire.

Il commence d’ailleurs son texte avec cette phrase qui en dit long :

« Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. »

LE POUVOIR DE L’IMAGINAIRE : « La rêveuse d’Ostende » d’Eric Emmanuel-Schmitt

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« La rêveuse d’Ostende » de Eric-Emmanuel Schmitt paru chez Albin Michel est un recueil de nouvelles dont le fil conducteur est l’influence exercée par l’imagination et le rêve sur le destin des protagonistes.

Toutes les nouvelles de ce roman montrent l’extraordinaire pouvoir de l’imaginaire, du mental, des pensées sur notre façon d’être et par conséquent aussi sur les événements de notre vie.

Qui dit « imaginaire » inclut bien entendu aussi le pouvoir de la littérature et tout particulièrement celui de la lecture de romans, de fictions, d’histoires.

Dans la première nouvelle, qui porte le titre éponyme du recueil, une personne âgée et infirme semble très occupée dans ses songes et ses lectures « Elle lisait dans le but de ne pas dériver seule, elle lisait non pour remplir un vide spirituel mais pour accompagner une créativité trop puissante. De la littérature comme une saignée afin d’éviter la fièvre… » (p22). Le narrateur lui fait l’apologie de la fiction en rejetant la valeur accordée à la vérité en littérature. « Aujourd’hui, on valorise la sincérité en littérature. Quelle blague ! La sincérité ne saurait constituer une qualité que pour un procès-verbal ou lors d’un témoignage devant la justice – et encore, il s’agit dès lors d’un devoir plus que d’une qualité. La construction, l’art d’intéresser, le don de raconter, la facilité à rendre proche ce qui est lointain, la capacité d’évoquer sans décrire, l’aptitude à donner l’illusion du vrai, tout cela n’a rien à voir avec la sincérité et ne lui doit rien. De plus, les récits qui ne se nourrissent pas de réalités mais de fantasmes, de scènes souhaitées, de désirs avortés, de soifs répétées m’apportent davantage que les fait divers imprimés dans les journaux. »(p108)

Ici encore je retrouve des mots pour décrire le pouvoir « thérapeutique » des histoires fictives et des romans. Merci à l’auteur, Eric-Emmanuel Schmitt qui semble partager ce point de vue, mais va même plus loin en évoquant aussi un pouvoir parfois malfaisant…cfr la nouvelle « Les mauvaises lectures »…

Plaisantes et apaisantes à lire comme le sont tous les romans de cet auteur, les nouvelles du recueil « La rêveuse d’Ostende » restent dans les mémoires d’une façon ou d’une autre.

Vous pouvez également lire l’article EE Schmitt que j’ai écrit à ce sujet et qui est paru dans le journal « La Voix du Luxembourg » en date du 27 mars 2009.

DEUIL, POESIE, AMOUR DES LIVRES « L’homme-joie » de Christian Bobin

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« L’homme-joie » de Christian Bobin paru aux éditions L’Iconoclaste.

Une fois n’est pas coutume. Cette œuvre n’est pas le récit d’une aventure ou d’une histoire, mais un condensé d’émotions et de poésie où l’auteur dresse  le portrait d’êtres chers qu’il a perdus (son père, son épouse pour laquelle il écrit une longue lettre sur du papier bleu),où  il évoque aussi des rencontres  (la gitane Maria) et des figures artistiques (Soulages pour la peinture, Gould pour la musique).

Entre chaque chapitre, Christian Bobin écrit à la main une pensée lumineuse qui le traverse. Au travers de celles-ci on sent chez lui un indéfectible amour de la lecture et de l’écriture.

Son livre commence par « Ecrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir » et s’achève sur le verso de la couverture par « J’ai rêvé d’un livre qu’on ouvrirait comme on pousse la grille d’un jardin abandonné ».

L’auteur  compare le livre idéal à une eau rafraîchissante et apaisante.

« Mon idéal de vie c’est un livre et mon idéal de livre c’est une eau glacée comme celle qui sortait de la gueule du lion d’une fontaine sur une route du Jura, un été. …L’eau fila dans mon corps jusqu’au cœur où elle éteignit le feu de l’abandon qui le ravageait…. La gueule du lion je la cherche chaque fois que j’ouvre un livre…»p93

Il ne cache pas son addiction à la lecture…

« J’ai lu plus de livres qu’un alcoolique boit de bouteilles. Je ne peux m’éloigner d’eux plus d’un jour. Leurs lenteurs ont des manières de guérisseur. »p113

N’est-ce pas là une véritable apologie de la bibliothérapie ?