Archives de Catégorie: * Bibliothérapie en général

Lisez, lisez…. soyez liseur !

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« Le liseur du 6h27 »

Jean-Paul Didierlaurent

Ed. Au Diable Vauvert (2014), puis chez Gallimard en poche (Folio) et en audio (Ecoutez lire)

Mon coup de coeur pour finir l’année 2016 en beauté !

« Se fondre dans le paysage jusqu’à se renier soi-même pour rester un ailleurs jamais visité.« 

Guylain Vignolles est affublé d’un nom difficile à porter : l’inversion des premières lettres est presque instantané… cet handicap qui tend à souligner sa différence lui a valu de rester « à l’écart » et de vivre seul avec un poisson rouge.  Il travaille dans une usine où règne la monstrueuse Chose, appelée aussi la « Zerstor » machine, mot germanique qui se réfère à une notion de destruction violente. Cette « Zerstor » pulvérise les vieux livres afin d’en extraire de la pâte à papier.

Pour se rendre à son poste de travail, Guylain prend le train de 6h27. Tous les jours à cette même heure, il lit tout haut les pages sauvées des griffes de la machine, des pages extraites de toutes sortes d’ouvrages… Sa passion pour les mots, il la partage avec d’autres personnes esseulées qui, comme lui, vivent un peu en marge de la société : un gardien excentrique qui ne parle qu’en alexandrins, un ancien collègue dont la Zerstor a broyé les jambes, des personnes âgées, une dame-pipi écrivain…

Si vous avez apprécié le film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain« , vous aimerez ce roman qui lui ressemble. Ici aussi, le récit est servi par une narration aux apparences légères pour relater des expériences difficiles : handicap, vieillesse, marginalité, solitude et surtout différence sociale.

(Tiens, tiens, le liseur de l’édition Ecoutez lire est Dominique Pinon, acteur du film précité… un hasard?).

« Le liseur du 6h27 » est une histoire fraîche et tendre, un brin naïve et totalement bienveillante que je vous conseille vivement pour finir l’année 2016 en beauté.

Il s’agit d’un récit bienfaisant  qui vous réchauffe le coeur  en mettant à l’honneur les mots, l’écriture, les livres.

Outre cette mise en avant de la passion des mots, nous pouvons également y voir une dénonciation des systèmes d’oppression qui pratiquent la censure sur le monde de la littérature, ainsi qu’une dénonciation de nos systèmes de consommation qui réduisent le livre à un simple objet de consommation à jamais recyclable.

Pourtant, vous le savez autant que moi, le livre est bien plus qu’un simple objet, il renferme une histoire capable de nous apprendre à mieux vivre, à mieux se positionner dans le monde, à mieux comprendre autrui et soi-même, une histoire qui peut nous aider à guérir

Le rôle du « manteau d’images » selon Michel Tournier

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« L E S   V E R T E S   L E C T U R E S« 

de Michel Tournier

première édition chez Flammarion (2006)

Aujourd’hui, 6 décembre, le grand Saint-Nicolas débarque en Belgique et dans les régions frontalières pour récompenser les enfants sages avec des jouets et des friandises.

Et qui sait ? Le grand Saint aura peut-être l’excellente idée de déposer des livres dans les chaussons des enfants… Au coeur de ces pages, illustrées ou non, les enfants découvriront alors un monde imaginaire et enchanteur peuplé de personnages dont les comportements leur sont pourtant familiers.

 « Les vertes lectures » de Michel Tournier nous parle de ces romans qui ont marqué la prime jeunesse de beaucoup d’entre vous et dont le contenu réaliste, souvent cruel, est couvert d’un manteau d’images destiné aux enfants.

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Si vous avez été ou êtes toujours séduits par les romans de la Comtesse de Ségur, par les récits de Jules Verne, par le monde de Lewis Carroll, le Tintin d’Hergé, l’esprit de Jack London, Lagerlöf, Kipling, Rabier, Gripari, May, plongez-vous vite dans cet ouvrage édifiant qui vous apprendra mille détails sur les origines de ces histoires, ainsi que sur la vie de leur auteur respectif. Ce livre est très agréable à lire et écrit de main de maître par l’auteur de  « Vendredi ou les Limbes du Pacifique » (Grand Prix du roman de l’Académie française en 1967) et « Le Roi des Aulnes » (prix Goncourt en 1970).

Vous trouverez aussi une édition revue et augmentée chez Folio (2007)

Si j’évoque cette lecture, ce n’est pas au titre de « roman bienfaisant », mais parce qu’elle traite de tous ces récits pour la jeunesse qui renferment en eux de véritables vertus bienfaisantes. Car les enfants ont besoin de comprendre le monde qui les entoure, un monde souvent injuste et cruel. Tout comme les adultes, ils ont aussi besoin de libérer leurs émotions par le biais d’une lecture bienfaisante, adaptée à leur âge.

Dans sa psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim (1903-1990), pédagogue et psychologue américain d’origine autrichienne, disait « Bien loin de manifester des exigences, le conte de fées rassure, donne de l’espoir pour l’avenir et contient la promesse d’une conclusion heureuse« .

Joyeuse fête de Saint-Nicolas à tous les enfants !

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PETITE PUB D’OCCASION

Pas d’inspiration pour Saint-Nicolas ou le Père Noël ?

Il était une fois un conte pour aider les enfants à se brosser les dents….

« La Souris Milledent » de Nathalie Cailteux et Elodie Launois est sur Amazon.

Plaidoyer pour les livres et l’écologie

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« Le vieux qui lisait des romans d’amour »

de Luis Sepúlveda

1992, traduit de l’espagnol par François Maspero

Editions Metailié (140 pages), Editions Seuil (120 pages)  ou  Audiolib

Mon souci avec ce beau roman bienfaisant – qui a par ailleurs remporté succès commercial et prix littéraires et a été adapté au cinéma en 2001 – est de le placer dans une catégorie spécifique de mon blog de bibliothérapie.

Le titre évoque le thème de la vieillesse, mais avec un côté surprenant et rassurant. Le héros, Antonio José Bolivar Proano, est un homme plutôt âgé. Etant donné qu’il connaît la forêt amazonienne comme sa poche, on lui demande de retrouver le coupable (homme ou animal) qui a assassiné un chasseur blanc. L’énergie et l’intelligence déployées par cet homme d’expérience sont admirables. Chapeau pour le troisième âge !

Le thème de l’injustice est également abordé dans ce roman, parce que les anti-héros de ce récit, notamment les hommes blancs qui représentent notre civilisation soi-disant « moderne », ne comprennent rien ni à la vie amazonienne, ni à la vie animale. Ils se sentent au-dessus du lot, dénigrent les indigènes qu’ils considèrent comme coupables et ne se préoccupent aucunement de l’écologie et de la biodiversité. Leurs décisions et leurs actes sont injustes.

Ce récit souligne aussi le thème de la différence. La différence fait peur, qu’elle soit issue des indigènes ou des animaux. Ce qui fait peur est responsable de tous les maux. Ne vaut-il pas mieux prendre le temps de connaître le monde qui nous entoure et de s’imprégner des rites et coutumes d’une culture différente avant de juger, de condamner, voire de tuer ?

Un autre thème développé dans cette histoire est celui de la solitude. Antonio José Bolivar Proano est un être isolé au coeur de la forêt amazonienne. Sa vie passée nous est racontée et nous apprenons qu’il a dû traverser maintes épreuves au cours desquelles il a perdu sa femme, son ami. Son seul refuge pour fuir la haine et la bêtise des hommes est la lecture de romans d’amour.

C’est donc de cette façon que le  roman illustre aussi pour moi le thème général de la bibliothérapie

Vertu bienfaisante du roman policier ?

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Toute lecture peut s’avérer bienfaisante, les romans policiers également.

A côté de quelques autres noms (Conan Doyle, Emile Gaboriau…), l’écrivain américain Edgar Allan Poe (1809-1849)  fait souvent figure de précurseur du roman policier et du roman fantastique. La traduction française de ses écrits par Charles Baudelaire a permis de le découvrir dès la seconde moitié du 19e siècle en France.

Certains disent que Poe avait lutté toute sa vie contre une certaine instabilité psychique et qu’il « inventa la nouvelle policière pour ne pas devenir fou ».

Dans son introduction aux « Nouvelles histoires extraordinaires » d’Edgar Allan Poe, Roger Asselineau (1915-2002) décrète que « … »Le roman policier permet à chacun de nos jours, lorsque les contraintes sociales se font trop lourdes, de tuer impunément et même avec bonne conscience. C’est déjà sans doute le genre de satisfaction que Poe y recherchait… »

Dans son ouvrage « Le roman policier ou la modernité » (1992), Jacques Dubois dit que « la faute de l’autre est aussi en nous, et nous serions capables de la commettre… Tel est bien, […], l’effet cathartique de toute lecture policière : à jouir de la reconnaissance du coupable, nous nous délivrons du sentiment de faute qui nous habite« .

Dans sa thèse de littérature comparée (2004-2005) intitulée « Formation du roman policier algérien 1962-2002« , Miloud Benhaïmouda va plus loin : « … dans une société civilisée, le « crime sur papier », substitut en fiction du crime sanglant, contribuerait à tempérer l’angoisse de la mort et à pallier, par la libération cathartique, les contraintes et interdits sociaux qui prohibent l’infraction jugée universellement la plus grave : le meurtre…[..mais] son effet cathartique s’étend également au désir d’expiation que la règle de l’épilogue édifiant (le rétablissement exemplaire de l’ordre) vient usuellement satisfaire. »

Roman policier …. bienfaisant ?

La lecture d’un « bon » roman policier/thriller peut donc à la fois combler notre double besoin de transgresser les règles sociales et de revenir à un ordre exemplaire.

Personnellement, j’y ajoute un avantage supplémentaire : la lecture d’un bon thriller plein de suspense permet aussi de se distraire et donc de s’évader du quotidien … Encore faut-il que le thriller soit bien écrit (comme d’ailleurs tout roman bienfaisant), qu’il évite la simplicité du manichéisme, qu’il éveille un questionnement ou une réflexion existentielle et qu’il donne envie de s’y replonger dès que possible…

Cet été, j’ai eu le plaisir de lire deux grands romans qui semblent répondre à plusieurs critères…. (je les classe parmi les ROMANS BONBONS »)

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……S U S P E N S E …..

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Ces deux romans policiers – gros volumes, plus de 800 pages – ont été successivement lauréats du Prix des Lecteurs du Livre de Poche (sélection polars)

« JE SUIS PILGRIM » de Terry Hayes (lauréat en 2015)2polars3b

Difficile de résumer un tel roman, sinon en reprenant la phrase de la quatrième de couverture qui parlera notamment aux cinéphiles « Un thriller d’espionnage exceptionnel, mélange de Homeland et de  Jason Bourne« . Le narrateur est une personne énigmatique des services secrets américains qui  cherche à découvrir l’auteur présumé d’un futur attentat terroriste…

Beaucoup de digressions (que l’on reconnaîtra ensuite comme nécessaires), beaucoup de protagonistes, et un récit à rebondissements qui ne laisse aucun repos.

 

« W3 : LE SOURIRE DES PENDUS » de Nathalie Hug et Jérôme Camut (lauréat 2014)

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Le premier volet d’une série de trois qui connaît pas mal de succès. Les divers protagonistes principaux recherchent les coupables d’une série d’enlèvements de jeunes filles et/ou de meurtres violents. Dans ce roman, les victimes (les pendus) ne sont pas tous des innocents, les protagonistes présentent diverses facettes et un historique pas toujours bon enfant, et certains présumés coupables montrent des signes de bienveillance… Une lecture divertissante, où la recherche dans la psychologie des personnages suscite des questionnements bienvenus, voire bienfaisants.

 

L’été n’est pas terminé, il vous reste encore un peu de temps à consacrer à la lecture de romans policiers….

Alors pourquoi pas

ou

 

Et vous ? Quelle est votre sélection de polars incontournables ?

 

 

Sélection de romans bienfaisants pour l’été

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Voici ma sélection de 12 romans bienfaisants pour vous permettre de passer un agréable été !

Pour chaque thématique, j’ai choisi un livre approprié à la période estivale qui se veut légère et divertissante

  1. Solitude : Si vous souhaitez considérer la solitude avec humour et lucidité, je vous recommande « Eleanor Rigby » de Douglas Coupland  en vous invitant à parcourir la chronique (2011) pour des informations complémentaires
  2. Deuil: Je vous recommande « La délicatesse » de David Foenkinos  , une histoire douce amère et agréable à lire pour faire face aux douleurs du deuil et remonter la pente de l’espoir (cfr petite chronique de 2012)
  3. Déception sentimentale: Je reste persuadée que le grand roman « Mange, prie, aime » de Elizabeth Gilbert  sera une source d’apaisement, d’évasion et de dépaysement bienvenus pour celles et ceux qui subissent une peine de coeur (cfr chronique de 2012).
  4. Sentiment d’injustice: Un livre d’une romancière dont j’apprécie le style et le surréalisme vous parle de son histoire personnelle dans le milieu du travail : « Stupeur et tremblements » de Amélie Nothombrelativisera le sentiment d’injustice subi. (cfr petite chronique de 2012).
  5. Relations familiales chaotiques : Dans ce contexte, je privilégie un roman qui tient en haleine et vous permet de passer un agréable moment de détente tout en mettant l’accent sur la thématique des conflits familiaux. Il s’agit de « Le Livre des Baltimore » de Joël Dicker », dont la chronique a été rédigée en avril 2016.
  6. Différence physique : véritable hymne à l’amour et à la différence, « L’art d’écouter les battements de coeur » de Jan-Philipp Sendker        vous mettra du baume au coeur et vous encouragera à surpasser les difficultés de vos différences physiques (cfr chronique de 2015)
  7. Différence sociale : Nous ne sommes pas tous pareils, nous ne sommes pas tous guidés par le succès, la gloire,  le stress. Lisez « Quelque chose en lui de Bartleby » de Philippe Delerm  et vous apprécierez une vision différente de la place que l’on peut espérer en société (cfr chronique de 2014).
  8. Différence culturelle : Le problème est plus que d’actualité. Alors pourquoi ne pas le soulever sous un angle particulier et humoristique ? Avec « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire ikea » de Romain Puertolas vous ne regretterez pas le détour, car les vacances incitent à un ton plus léger même lorsque de graves sujets sont abordés (cfr chronique de 2013).
  9. Souffrance physique : Une belle histoire sur le thème de la maladie de la peste au 20ème siècle :« L’île des oubliés » de Victoria Hislop est un roman agréable à lire et qui tient en haleine tout en pointant le doigt sur une souffrance physique méconnue, mais bien réelle, et ceci même au 20ème siècle. (cfr chronique de 2013)
  10. Souffrance mentale : Un roman bienfaisant dont la lecture est à la portée de tous et qui est souvent plébiscité : « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle (cfr petite chronique de 2012)
  11. Prendre de l’âge : Restons dans l’humour avec cet opus qui remet à l’honneur les seniors et leur formidable capacité d’adaptation : « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson (cfr chronique de 2012)
  12. Roman initiatique bienfaisant : Citons ici un conte métaphorique qui met en valeur les qualités de dépassement de soi : « Jonathan Livingston le goéland » de Richard Bach           vous aidera à survoler vos soucis et sombres pensées… (cfr chronique de 2014)

 

BONNE LECTURE ET BONNES VACANCES !

LIRE POUR GUERIR D’UNE PEINE DE COEUR

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Lire pour guerir d’une peine de coeur

Nathalie Cailteux (auteur)

Elodie Launois (qui a réalisé la couverture)

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IMG_5527Après la version numérique, il est désormais possible d’obtenir  la version papier de cette compilation qui répertorie 24 romans dont la lecture aidera à surmonter les chagrins d’amour en tous genres, à tout âge, en toutes circonstances…

(sur Amazon…)

 

Cliquez sur ce livre   pour accéder à la version numérique

Cliquez sur ce livre pour accéder à la version papier

 

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et remarques qui me seront certainement utiles et précieux à l’avenir…

 

 

LIRE POUR GUERIR D’UNE PEINE DE COEUR

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A l’occasion de la fête des amoureux, n’oublions pas les personnes qui

souffrent par amour…

 

Votre blog « lirepourguerir » recommande une solution facile et accessible à tous :

1) prendre place dans un endroit confortable,

2) tasse de café ou de thé à portée de main,

3) plonger son esprit dans une bonne lecture réconfortante !

 

  • Oui, mais QUEL ROMAN choisir pour surmonter une peine de coeur ?

  • L’auteur de ce blog vous propose plusieurs lectures dans l’ouvrage suivant :

« Lire pour guérir d’une peine de coeur »
de Nathalie Cailteux

De nombreuses recherches dans les annales littéraires et surtout dans ma mémoire sentimentale m’ont aidée à réaliser cette compilation qui regroupe 24 propositions de lectures susceptibles de remonter le moral à toute personne souffrant d’un chagrin d’amour …

Si tant est bien sûr que l’on puisse catégoriser les peines de coeur, cet ouvrage répertorie des romans en fonction de diverses souffrances sentimentales (chagrin passionné et/ou platonique durant la jeunesse, effritement de l’amour au sein du couple, rupture sentimentale, peine de coeur au masculin, souffrance après un deuil …). Loin de moi l’idée de couvrir tout le champ des déboires sentimentaux, mais j’espère vraiment que ces lectures aideront le plus grand nombre d’entre vous.

Vous noterez que les livres cités appartiennent à une variété de genres (fresques romanesques, récits humoristiques, ouvrages classiques, romans modernes, y compris un roman faisant partie de l’Oulipo); mon objectif était de viser autant que possible plusieurs affinités littéraires.

En ce jour de la Saint-Valentin, je vous propose de lire cette compilation à titre gracieux. Ensuite, elle sera en vente sur Amazon pour la modique somme de 3,23 EUR.

Vos avis et commentaires sur Amazon ou sur ce blog seront bien entendu très appréciés.

Bonne lecture à toutes et tous !

 

Ouvrage de référence « Les quatre accords toltèques » de Don Miguel Ruiz

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« Les quatre accords toltèques »

de Don Miguel Ruiz

Une fois n’est pas coutume, l’ouvrage dont je vais vous parler ne relate pas une histoire bienfaisante.

Il s’agit plutôt d’un code de conduite reposant sur des enseignements issus de la tradition toltèque.

Les quatre principes de base – à savoir les quatre accords toltèques sont les suivants :

  • Que votre parole soit impeccable
  • Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle
  • Ne faites pas de suppositions
  • Faites toujours de votre mieux

Je vais tenter de vous expliquer en quelques mots ces quatre principes, mais je vous conseille surtout de vous plonger dans l’ouvrage succinct de Don Miguel Ruiz  qui est clair, agréable et très explicite

  1. Que votre parole soit impeccable

    Il faut être conscient du pouvoir de la parole qui peut être une force créatrice ou destructrice. A nous de faire en sorte qu’elle ne soit pas porteuse de nuisances mentales pour les autres et pour soi-même. Notre parole doit être « impeccable », à savoir « sans péché ». Il faut éviter la médisance, les paroles négatives qui s’infiltrent dans l’esprit, y compris dans notre propre esprit. Les paroles négatives empoisonnent l’existence, non seulement l’existence d’autrui, celle des gens qu’on aime, mais également notre propre bien-être.

  2. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

    Il faut essayer de ne pas se sentir constamment responsable de ce que les autres font et disent. Chacun se construit son propre film, son histoire, ses croyances. Lorsque je me fais insulter par quelqu’un, cela n’a rien à voir avec moi, mais dépend des propres croyances et sentiments auxquels est confrontée la personne qui m’insulte. Dès lors, il faut apprendre à ne pas ingurgiter le poison émotionnel que les autres nous envoient. Don Miguel Ruiz pense que si nous prenons l’habitude de ne jamais faire une affaire personnelle de ce qui nous arrive, nous parviendrons à vivre sans colère, ni jalousie, ni envie, ni même tristesse.

  3. Ne faites pas de suppositions

    Il faut éviter de faire des suppositions sur les intentions d’autrui et ainsi ne pas toujours prendre les choses personnellement. Don Miguel Ruiz déclare « Il vaut toujours mieux poser des questions que de faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir. »

  4. Faites toujours de votre mieux.

    Il faut agir avec l’envie de faire bien et mieux, et non dans le but de recevoir une éventuelle récompense. De là découle l’encouragement à apprécier chaque moment de notre vie, à ne pas se lamenter sur le passé qui n’est plus, mais à vivre pleinement le présent. Si nous essayons de faire de notre mieux pour appliquer les accords  toltèques, notre  bien-être au quotidien s’en ressentira.

S’il vous reste encore de bonnes résolutions à prendre pour 2016, n’hésitez pas à vous inspirer des paroles de Don Miguel Ruiz en suivant les principes issus des accords toltèques.